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Dans les Hauts-de-Seine, un restaurateur en garde à vue pour avoir maintenu son activité

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Selon les premiers éléments de l'enquête, le restaurateurs était ouvert depuis novembre. Les restaurateurs qui ouvrent risquent gros: jusqu'à deux ans d'emprisonnement et de 3.750 euros d'amende.

Un restaurateur de Neuilly-sur-Seine a été placé en garde à vue pour avoir clandestinement maintenu son commerce ouvert au public en violation des règles sanitaires en vigueur contre l'épidémie de Covid-19, a indiqué vendredi le parquet de Nanterre, sollicité par l'AFP.

Ce restaurateur et son serveur ont été interpellés en flagrant délit mercredi midi et placés en garde à vue pour mise en danger de la vue d'autrui, a détaillé le parquet. Les deux hommes ont été remis en liberté mais une enquête préliminaire pour mise en danger d'autrui, ouverture irrégulière d'un établissement recevant du public et travail dissimulé a été ouverte. Pour ces faits, le restaurateur encourt jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende.

Commerce ouvert depuis novembre 

La grille de l'établissement était fermée mais les forces de l'ordre y ont pénétré, alertés par le bruit, et ont découvert une vingtaine de clients attablés, qui ont été contrôlés, selon la police des Hauts-de-Seine. Les 24 clients ont été verbalisés, a précisé le ministère public.

Les premiers éléments de l'enquête ont révélé que le commerçant avait maintenu son commerce ouvert depuis novembre dernier, qu'il avait touché 20.000 euros d'aides gouvernementales et réussi à se dégager un salaire de 2.000 euros par mois, a détaillé la police. Les bars et restaurants sont fermés depuis bientôt cinq mois dans le cadre de mesures gouvernementales destinées à freiner la propagation du Covid-19.

Mais plusieurs restaurateurs ont déjà appelé à une réouverture. D'autres sont déjà passés à l'acte comme le propriétaire d'un établissement à Nice, le temps d'un service. Les restaurateurs qui ouvrent risquent gros: jusqu'à deux ans d'emprisonnement et de 3.750 euros d'amende.

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La rédaction avec AFP