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Des repas clandestins sur les Champs-Elysées signés Michel Sarran? "Dans ce cas, il faut supprimer les repas à l'Elysée", se défend le chef sur RMC

La Fédération nationale des travaux publics accueille sur les Champs-Elysées des repas d'entreprise dans un cadre luxueux. Mais selon les principaux impliqués, on serait loin d'un restaurant clandestin, malgré la présence de parlementaires qui interroge.

1000 mètre carrés de salon privatif, au huitième étage d'un immeuble situé sur les Champs Elysées, avec une terrasse panoramique offrant une vue imprenable sur la Tour Eiffel, c’est le cadre proposé par le Club TP 90, un lieu présenté comme le club de direction de la Fédération nationale des travaux publics, proposant des pas professionnels à table.

Mais selon le journal Le Monde, le Club TP 90 ne respecterait pas tout à fait les normes sanitaires et les règles en place, notamment l’interdiction d’accueillir des personnes extérieures à l’entreprise.

Ainsi, le quotidien assure que Muriel Pénicaud, l’ancienne ministre du travail aujourd’hui représentante de la France à l’Organisation de coopération et de développement économiques, les députés Les Républicains Damien Abad et Aurélien Pradié auraient profité des repas offerts par le restaurant. Jean-Christophe Tortora, le président du journal économique La Tribune, aurait lui-même pu manger au Club TP90, évoquant "le meilleur restaurant de Paris". Enfin, les repas accueilleraient plus des 4 personnes assises à une même table.

"Oui, j'ai été au club TP90 à une réunion de travail. Ce sont des repas de travail, de syndicat. Cela s'apparente à une cafeteria, ce n'est absolument pas un restaurant clandestin", confesse de son côté ce vendredi sur RMC Olivier Salleron, président de la Fédération française du bâtiment. "C’est une cafétéria professionnelle, les menus sont modestes", ajoute-t-il.

Des menus modestes signés par le célèbre chef toulousain Michel Sarran tout de même, via sa société de conseil Michel Sarran Conseil associée au groupe Elior qui assure le service. Et c’est l’équipe du chef toulousain qui s’occupe bien de la cuisine, sous la houlette du chef Frédéric Le Guen-Geffroy, salarié de la société Michel Sarran Conseil.

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"Ce ne sont pas des repas où l’on va danser, chanter, c’est de la restauration d’entreprise pure"

"Je comprends que cela choque, mais je ne fais pas les règles. La restauration collective, d'entreprise, est autorisée. J'ai un contrat annuel de prestataire avec ce club. Des clubs de direction et des cantines sont tous ouverts", s’est défendu ce vendredi sur RMC Michel Sarran. "La Fédération nationale des travaux publics (FNTP) est une société qui invite des gens pour travailler sur la réouverture du pays peut-être et ça ne me regarde pas, je n’ai rien à voir là-dedans"

"Dans ce cas il faut supprimer les repas à l’Elysée aussi, il faut supprimer les repas dans toutes les entreprises qui continuent d’avancer et qui pour X raisons font des repas professionnels. Ce ne sont pas des repas où l’on va danser, chanter, où les gens paient leurs repas, cela n’a rien à voir, c’est de la restauration d’entreprise pure. Ce n’est rien de nouveau, cela fait des années que je travaille pour la FNTP avec le groupe Elior et que je fais des prestations. J’imagine que c’est la même chose pour vous au groupe RMC, il y a des cantines", plaide le chef.

Et le protocole sanitaire serait strict, à l'opposé des repas clandestins du Palais Vivienne de Pierre-Jean Chalençon et du chef Christophe Leroy: "Il y a un protocole sanitaire, il y a maximum 4 personnes et deux mètres entre chaque personne. À partir du moment où c'est légal je ne comprends pas que Le Monde parle de restaurant clandestin, cela n’a rien de clandestin", assure Michel Sarran.

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Guillaume Dussourt