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Dîners entre amis, rave-party sauvages... y-a-t-il un relâchement dans le confinement?

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La tension continue de s'alléger lentement dans les hôpitaux. Mais pour beaucoup, le confinement a assez duré et il est temps de reprendre une vie sociale.

Si les magasins dits "non-essentiels" ont pu rouvrir leurs portes, le confinement reste toujours en vigueur au moins jusqu'au 15 décembre si les indicateurs sanitaires le permettent. On recensait lundi 408 nouveaux décès et on comptait toujours 3789 malade en réanimation, un chiffre que le gouvernement aimerait voir descendre sous la barre des 3000 pour mettre un terme au confinement.

Pourtant le relâchement est déjà palpable. Un déconfinement 15 jours avant l'heure et malgré l'interdiction, c'est ce que s'autorise Marine étudiante Parisienne depuis le week-end dernier: "Samedi j’ai vu des gens qui sont venus à la maison. Après j’ai eu un diner, on n’a pas gardé notre masque, c’est terrible mais on en a un peu marre, on commence à craquer un peu", confie-t-elle au micro de RMC.

Gulia, se rend elle aussi chez des amis : "Mes parents ne sont pas du tout d’accord". À 18 ans, elle vit toujours chez ses parents : "Ils pensent que je devrais rester chez moi toute seule mais ils ont compris. Au premier confinement je n’ai pas bougé j’ai vu personne. Cela commence à être un peu lourd donc du coup on commence à reprendre un peu nos libertés".

"Nous ne croyons pas au confinement"

Un arrangement avec les limites du confinement qui peut devenir une véritable transgression des règles. Samedi à Saint-Marcellin dans l'Isère, le maire Raphaël Mocellin a vu débarquer 200 fêtards dans une usine désaffectée au centre de sa commune. Sans chercher à se cacher, comme animés d'un sentiment d'impunité.

"Je discutais avec une dame de 35 ans qui m’a tout simplement dit : 'Nous voulons faire la fête nous ne croyons pas au confinement et nous voulons nous rassembler'. Mais en plein confinement, c’est irréel et irresponsable. C’est un bras d’honneur à la population".

Une quarantaine de gendarmes ont été mobilisés au plus fort de la soirée, qui a pris fin dimanche midi après des négociations et l'incendie accidentel du camion sono. Une enquête a été ouverte, mais les fêtards ont pour l'instant simplement écopé d'une amende de 135 euros.

Cyprien Pézeril (avec Guillaume Dussourt)