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Épargnés par la première vague, de nombreuses communes se retrouvent cette fois touchées de plein fouet par le Covid-19

Certaines régions de France, plutôt épargnées au printemps dernier, connaissent leur premier pic de l'épidémie de Covid-19 avec la seconde vague.

Sur blouse, visière et écouvillon à la main, Stéphanie a pratiqué un test PCR pour la première fois il y a 15 jours. L’infirmière a été formé par le médecin du village de Veynes dans les Hautes-Alpes, pour venir en aide au laboratoire, complètement débordé par la demande: "Au moment de la première vague, nous n'avons pas ou peu été touchés. Là malheureusement, tous les jours où l'on test le matin, la moitié des tests nous reviennent positifs", déplore Stéphanie Parpillon infirmière libérale.

Car lors de la première vague, la commune avait été épargnée par l'épidémie. Mais cette fois, le Covid-19 circule donc beaucoup dans ce village de montagne pourtant bien loin des grosses métropoles: "C'est peut-être justement parce qu'on se sent protégés ici et plus isolés des autres qu'au final le virus est partout. On commence à prendre conscience mais peut-être un peu trop tard maintenant qu'on y est confrontés".

Les services de réanimation du département bientôt dépassés

Interrogée sur ce qu'elle attend du gouvernement, elle opte pour le choix de mesures plus strictes:

"En tant qu'infirmière, on passe notre temps à tester des gens on est au premier plan de l'épidémie. Et c'est agaçant quand on voit des mouvements de foule, des gens qui ne prennent pas leur précaution et qui prennent des risques en se voyant tous ensembles".

Pour Christian Gilardeaux-Truffinet le maire de cette commune de 3200 habitants, le problème vient aussi des lycées: C'est vraiment affreux, moi qui suis professeur je vois que c'est difficile pour les élèves de porter le masque et dès qu'ils sont sortis du lycée ils sont les uns sur les autres. Je pense qu'il faudrait fermer les lycées. Avec l'approche de Noël, si on ne fait rien sur les lycées et les collèges, je pense qu'on arrivera pas à stabiliser la courbe et obtenir sa chute".

Le taux d’incidence dans les Hautes-Alpes était mercredi de 706,1, presque deux fois plus important qu’au niveau national. Et lundi, on recensait 23 patients hospitalisés en réanimation sur 29 lits disponibles dans le département.

Florian Chevallay (avec Guillaume Dussourt)