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Etes-vous prêt à renoncer à l'un de vos jours fériés pour "réparer la crise économique" ?

Dans une note publiée mercredi, l'Institut Montaigne fait des propositions pour surmonter la crise économique. Parmi celles-ci, la suppression du jeudi férié de l'Ascension.

Faut-il supprimer un jour férié pour faire face à la crise? C'est une des propositions de l'Institut Montaigne qui plaide pour une augmentation du temps de travail dans une note publiée mercredi. Des recommandations qui invitent donc les salariés à accepter de travailler davantage durant une certaine période. Mais tout le monde n'est pas prêt à sacrifier un jour de repos.

Bientôt 30 ans, Adil est salarié dans une entreprise de conseil. Pour lui, sacrifier un jour férié, aucun problème: "Pour moi c'est oui. On est bien lotis en France. Moi j'ai 39 jours de congés, un jour de plus ou de moins, si ça peut relancer l'économie, pourquoi pas?"

"Si ça touche uniquement les salariés, je suis plutôt contre"

L'avis d'Antoine, publicitaire, est beaucoup plus contrasté. Il ne pense pas que c'est aux salariés seuls de payer la facture de la crise: "Si l'effort est collectif, et pas seulement des salariés, qu'il touche toutes les strates de la société, pourquoi pas? Si ça touche uniquement les salariés, je suis plutôt contre".

Pour le président de l'union des entreprises de proximité, Alain Griset, ces recommandations ne vont pas assez loin pour permettre de redresser la barre: "Le fait d'enlever un jour férié ou deux, ce n'est pas ça qui répondrait à la demande de nos entreprises quand elles en ont besoin. La priorité, ce serait la défiscalisation des heures supplémentaires, ça répond à la fois à la souplesse, et aux besoins de nos entreprises".

Autre proposition de l'institut Montaigne: supprimer une semaine de vacances scolaires à la Toussaint en 2020.

Mahauld Becker-Granier et Margaux Bédé