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Etudiant de 24 ans vacciné mort après une thrombose: "Sa famille attend d'avoir les conclusions de l'autopsie pour se positionner"

Une enquête a été ouverte par le parquet de Nantes après la mort d'un jeune étudiant en médecine à Nantes mort d'une hémorragie interne.

Un jeune étudiant en médecine de 24 ans, Anthony, interne au CHU de Nantes est mort d’une hémorragie interne causée par une thrombose dans la nuit de mercredi à jeudi dernier (18 mars).

Les pompiers l’ont découvert inanimé dans son appartement. Ils ont également retrouvé son attestation de vaccination au vaccin AstraZeneca datant du 8 mars dernier.

Une enquête est ouverte par le Parquet de Nantes. L'autopsie a été réalisée vendredi dernier a indiqué le procureur. "En l'état, il convient d'attendre les conclusions de ces expertises pour déterminer avec certitude les causes du décès."

Selon l’ANSM, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament, rien ne permet de conclure que le décès du jeune homme soit lié au vaccin. En France, 13 cas d'événements thromboemboliques ont été analysés par l'ANSM.

Aucun antécédent médical

Au CHU de Nantes, où travaillait le jeune interne de 24 ans, son décès inquiète le personnel soignant

"Je ne peux plus inciter mes internes à aller se faire vacciner", s’inquiète discrètement un médecin de l’hôpital. D’autant qu’Anthony n’avait aucun antécédent médical confirme Patrice Le Luel, élu CGT au CHU de Nantes.

"C'était un jeune homme sérieux, méticuleux. Une personne saine, il était sportif. C'est pour ça que c'est d'autant plus surprenant. Sur le principe de précaution, nous avons demandé à suspendre la vaccination pour l'ensemble des personnels."

La direction de l’hôpital à pourtant décidé de maintenir la vaccination des personnels de plus de 55 ans. De son côté, la famille d’Anthony reste prudente explique son avocat maître Etienne Boittin.

"A ce stade on ne peut pas affirmer ou infirmer que c'est l'injection d'AstraZeneca qui est la cause du décès. L'état d'esprit de la famille n'est pas 'va-t-en guerre'. On est sur une idée de questionnement. La famille attend d'avoir les conclusions de l'autopsie pour se positionner."

Il faudra donc attendre 3 à 4 semaines avant de pouvoir établir ou non un lien entre l’injection du vaccin AstraZeneca et la mort d’Anthony.

Maxime Levy (avec J.A.)