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Evacuation des expatriés français à Wuhan: "C'est comme un film d'horreur"

Plus de 500 Français sont toujours à Wuhan, ville épicentre de l'épidémie de coronavirus. Le quai d'Orsay a annoncé samedi leur évacuation par bus dans une ville à proximité pour les Français qui le souhaitent.

1600 personnes contaminées, 54 personnes décédées. Samedi, le président chinois Xi Jinping a reconnu que son pays faisait face à une situation "grave". Selon le chef de l'Etat chinois l'épidémie "s'accélère" en atteignant l'Europe et l'Australie. Les autorités chinoises ont renforcé les mesures pour tenter d'enrayer la propagation de l'épidémie.

500 Français se trouvent dans la zone de quarantaine à Wuhan, épicentre de l'épidémie. Ils doivent être évacués par bus dans une ville voisine. Une évacuation qui ne les rassure pas totalement.

William la voit comme une porte de sortie mais pas sans risque: "D'un côté, je n'ai pas envie de sortir et de me faire contaminer comme ça. Apparemment c'est de plus en plus rapide, avec un masque on ne va pas très loin. C'est ça qui fait un peu peur aussi".

"La maison, c'est la prison"

Depuis cinq jours, il vit cloîtré dans son appartement en regardant par la fenêtre les rues désertes de Wuhan et les camions qui diffusent des gaz désinfectants sur les trottoirs: "C'est comme un film d'horreur. Je ne vois personne depuis 5 jours. La maison c'est la prison, le scénario-catastrophe".

Et le scénario catastrophe ne se limite pas seulement à la ville de Wuhan, à 1000 km plus au sud, Shenzen, plus de 12 millions d'habitants, est devenue une ville déserte.

Marie, retraitée, voyage en Chine depuis une semaine: "Une ville fantôme comme ça c'est absolument incroyable. Il y a trois jours, nous étions dans le métro, je me suis mise à tousser, il y a trois jeunes filles qui sont carrément parties. Dans l'avion, j'ai eu les mêmes réactions des hôtesses de l'air. Je comprends que les gens aient peur".

Samedi, Hong-Kong a décrété le niveau d'alerte maximale.

Romain Poisot