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Frais dentaires: qu'en est-il du "reste à charge zéro"?

ALLÔ MARIE ? - Chaque matin, RMC répond à une question d'auditeur. Ce mercredi Christèle s'interroge sur les frais dentaires.

Et aujourd’hui cette question de Christèle, qui habite à Dracé (entre Lyon et Mâcon dans le Rhône). Elle et son compagnon Thierry ont besoin de soins dentaires et ils ne comprennent pas pourquoi les devis établis par leur dentiste sont si élevés, malgré le "zéro reste à charge". 

Le zéro reste à charge, c’est-à-dire l’achat de lunettes de vue, la pose de couronnes ou de bridge ou encore d’appareils auditifs intégralement pris en charge par la sécu, une promesse phare d’Emmanuel Macron progressivement mis en place et qui séduit : près de la moitié des prothèses dentaires réalisées l’année dernière entrent dans le dispositif, et depuis le 1er janvier dernier, les dentiers sont désormais inclus, mais attention, tous les soins ne sont pas remboursés et c’est sans doute ce qui a induit en erreur Christèle et Thierry.

Quels soins ne sont pas concernés alors ?

Les implants dentaires ne sont pas concernés. Un implant, c’est une racine qu’on visse dans la gencive pour remplacer une dent manquante, la facture peut monter très vite car les tarifs ne sont pas réglementés donc même si vous avez une bonne mutuelle il y aura un reste à charge. Même chose pour les bridges dentaires, ils font partie du dispositif mais uniquement pour les 8 dents de devant, les incisives. Si des molaires manquent, il faut y aller de sa poche.

Quel conseil on peut donner à Christèle alors ?

Premièrement demander à son dentiste s’il n’existe pas une solution de soin moins onéreuse et si ce n’est pas possible, le mieux est de faire réaliser un nouveau devis auprès d’un autre dentiste, pour comparer.

Ce n’est jamais très évident, surtout quand on habite à la campagne, mais dans ce cas, l’organisation de défense des patients France Assos Santé conseille de viser les centre de soin mutualistes, ils sont en général moins chers.

Victor Joanin (avec J.A.)