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Grippe: comment les hôpitaux gèrent l'afflux des malades

Des patients attendent aux urgences d'un hôpital.

Des patients attendent aux urgences d'un hôpital. - AFP

En une semaine, près de 240.000 cas de grippe ont été signalés dans le pays, dont 6.000 en passant par les urgences. Face à l'afflux de malades, l'AP-HP (Assistance publique des hôpitaux de Paris) a dû activer le niveau 2 du plan "épidémies hivernales".

L'épidémie de grippe fait de plus en plus de ravages. En une semaine, près de 240.000 cas ont été signalés dans le pays, dont 6.000 en passant par les urgences. "Le nombre de recours aux urgences pour syndrome grippal est très élevé, supérieur à celui observé au pic de l'épidémie de l'année dernière", écrit dans un communiqué l'AP-HP (Assistance publique des hôpitaux de Paris), qui a dû activer le niveau 2 du plan "épidémies hivernales". Déclinaison pour partie du dispositif "hôpital en tension", le niveau 2 consiste à "renforcer les mesures d'organisation" pour "maintenir le maximum de capacités d'accueil".

Parmi toutes les personnes qui affluent aux urgences ces derniers jours, Jerry, père d'une petite fille de deux ans montée à 42° de fièvre et prise de convulsions. A cause de l'affluence exceptionnelle, elle n'a pas pu être prise en charge. "Je suis venu à l'hôpital de Corbeilles (Essonne). La première fois ils nous ont fait retourner à la maison. Une seconde fois pareil, puis une troisième fois... on n'en pouvait plus". Jerry s'est finalement rendue dans un hôpital parisien.

"Il n'y a pas de formule magique"

Dans les hôpitaux parisiens, des mesures concrètes sont prises pour gérer l'affluence liée à l'épidémie, comme l'explique Enrique Casalino, le responsable des urgences à Bichat. "On accélère les process de telle façon à ce que l'on libère davantage de lits. On peut rappeler du personnel, demander au personnel de faire des heures supplémentaires, on peut déprogrammer un certain nombre de patients…" En période dite de crise, des réunions sont organisées chaque jour pour décider de la marche à suivre le lendemain. "Il n'y a pas de formule magique, c'est une addition de décision organisationnelles qui permettent de répondre chaque jour en fonction de l'évolution de l'épidémie". Une épidémie qui est loin d'être terminée puisqu'elle devrait connaitre son pic lors de la première quinzaine de janvier.

P. G. avec Mahauld Becker-Granier