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Hôpital: plus de 1.000 médecins prêts à démissionner pour protester contre le manque de moyens

Ces médecins dénoncent un système de soins à bout de souffle, qui manque cruellement de moyens. Ils enverront leur démission administrative par courrier à la ministre de la santé Agnès Buzyn.

C'est le cœur lourd qu'Agnès Hartemann, cheffe du service diabétologie à l'hôpital de la Pitié- Salpêtrière signe cette lettre de démission: "Ce n'est vraiment pas de gaieté de cœur après tout le chemin qu'on doit faire pour devenir chef de service. C'est que vraiment ça va mal".

Des conditions de travail qui se détériorent et surtout un manque de personnel. Francis Berenbaum est aussi chef d'un service dans un hôpital parisien, un hôpital qui n'arrive plus à garder ses soignants qui préfèrent aller dans le privé: "Le point de rupture c'est que le personnel soignant s'en va. Les infirmières s'en vont, les manipulateurs radio s'en vont, les kinésithérapeutes s'en vont. Ça tenait sur la bonne volonté".

"L'objectif est de faire survivre l'hôpital public"

Dans la lettre envoyée à la ministre de la Santé Agnès Buzyn, les chefs de service exigent notamment une revalorisation immédiate des salaires: "Si on est capables d'augmenter les moyens, je peux vous assurer que les directeurs d'hôpitaux seront ravis. C'est un objectif que l'on fasse survivre l'hôpital public".

Les médecins démissionneront administrativement si un nouveau plan pour sauver l'hôpital n'est pas rapidement présenté.

Mahauld Becker-Granier