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"Il faut des actions fortes pour prouver que c'est un combat pour la santé": des infirmiers en grève menacent de s'injecter de l'insuline

En grève après plus de deux mois de crise dans les urgences hospitalières, des infirmiers menacent de s'injecter de l'insuline pour dénoncer leurs conditions de travail.

Sur fond de grèves des urgences, samedi soir, quinze personnels soignants sur 19 se sont déclarés en arrêt maladie pour épuisement professionnel à l'hôpital Saint-Antoine à Paris. En début de semaine, c'est à l'hôpital Lariboisière que des soignants ont refusé de prendre leur service.

Et certains d'entre eux pourraient passer à la vitesse supérieure. Des infirmiers menacent ainsi de s'injecter de l'insuline, un médicament pris par les diabétiques pour pouvoir consommer du sucre: " Ça montre une réaction à la hauteur de l'absence de réaction du gouvernement. La parole se libère et on se heurte à un mur. Il faut des actions fortes pour prouver que c'est un combat pour la santé et que c'est un problème de santé publique", témoigne sur RMC Hugo Huon, infirmier à l'hôpital Lariboisière depuis 5 ans et membre du collectif Inter Urgences.

Une dégradation du système de santé pourrait entraîner une hausse de la mortalité

"On sait qu'on est dans le juste et que ce combat là si on le perd, notre système de santé se dégradera de plus en plus et les morts dans les services on en entendra encore plus parler. On est prêts à aller jusqu'au bout pour se faire entendre", ajoute-t-il

S'injecter de l'insuline peut entraîner un état d'hypoglycémie sévère qui peut amener jusqu'au coma. Les grévistes dénoncent des conditions de travail de plus en plus difficile entre agressions et journée de travail surchargées.

Rémy Ink (avec G.D.)