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"Il ne faudrait pas qu'ils nous amènent le coronavirus": l'inquiétude des habitants du littoral face à l'arrivée massive de Parisiens pour le confinement

Alors que le confinement a commencé depuis deux jours maintenant, certains ont quitté les villes pour se réfugier dans les campagnes. C'était pourtant l'erreur à éviter, pour que le virus se propage dans des régions où il n'est pas encore trop présent.

De nombreux parisiens ont rejoint la Nouvelle-Aquitaine ou la Bretagne pour vivre ce temps de confinement dans de meilleures conditions. Une arrivée massive qui provoque certains soucis.

"C’est quand même moins risqué que d’être à Paris"

Comme beaucoup, Patricia et Éric ont quitté la capitale ce lundi. Ils ont rallié Arcachon et leur résidence secondaire, pour mieux vivre le confinement. 

"Il n’y a pas un chat, il fait un temps divin, c’est merveilleux. C’est quand même moins risqué que d’être à Paris", explique Patricia, enthousiaste. "On est venu ici pour marcher 20 minutes sur la plage, après on repart en confinement. On ne fait pas du tout les imbéciles", précise Éric.

Depuis quelques jours, la Nouvelle-Aquitaine assiste à une arrivée massive de Parisiens. Problème: certains ont des comportements de vacanciers, balade sur la plage ou en vélo, on se croirait en période estivale.

Un phénomène mal vécu par les habitants: "Nous pour l’instant, on est un peu protégés ici donc il ne faudrait pas qu’ils nous amènent le coronavirus".

En Bretagne, les municipalités ont réagi: jusqu'au 31 mars, interdiction de louer des hébergements dans quatre iles, Groix et Belle-Ile-en-Mer, Houat et Hoëdic, là encore, afin de lutter contre la propagation du virus.

"Quand la pandémie va arriver à son pic dans le secteur, les structures ne feront pas face"

C’est aussi le cas sur l’ile de Ré, où les communes ont interdit l’accès aux plages notamment. Le but: éviter un drame sanitaire, comme l’explique Patrick Rayton, maire de La-Couarde-sur-Mer.

"L’inquiétude du monde médical de l’ile de Ré mais aussi de La Rochelle, c’est que quand la pandémie va arriver à son pic dans le secteur, les structures ne feront pas face, ça c’est clair".

Pour affronter cet afflux potentiel, l’hôpital de Saint-Martin-de-Ré, d’ordinaire fermé à cette période, a rouvert ses portes.

Rémi dos Santos (avec C.P.)