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"Je suis prête à aller n'importe où": les 70-75 ans ont hâte de se faire vacciner à partir de samedi

Emmanuel Macron a annoncé mardi que la vaccination serait ouverte aux 70-75 ans à partir de samedi.

La vaccination est "une course de vitesse", a déclaré Emmanuel Macron, en déplacement mardi dans le Nord à Valenciennes. La France va désormais vacciner "matin, midi et soir", les dimanches et les jours fériés. "Merci d'être au combat", a lancé le chef de l'Etat aux médecins et infirmiers qu'il a rencontrés tout en affirmant que la France se battait pour obtenir les doses qu'AstraZeneca lui doit.

A partir de ce samedi, la vaccination sera ouverte aux personnes de 70-75 ans sans comorbidités. Actuellement elle est proposée à tous les plus de 75 ans ou à partir de 65 ans pour les personnes souffrant de comorbidités.

"Je veux qu'on organise les choses de manière très méthodique, descendre par tranches d'âge", a précisé le président de la République. Cette semaine le gouvernement a pour objectif d’injecter 1,7 million de doses.

"On n'ose pas sortir parce qu'on a peur quand même"

Un soulagement pour ceux qui sont souvent retraités et qui vivent depuis un an dans la peur du virus. Ils sont nombreux à attendre avec impatience d’être éligible à la vaccination. Ca fait par exemple des mois qu’Anne, retraitée de 73 ans, attend pour se faire vacciner. Malgré sa bonne santé, elle est impatiente d’être protégée contre la maladie.

"On est complètement confinés, on n'ose pas sortir parce qu'on a peur quand même. Je ne vois même pas mon fils, on a tous peur de se retrouver sur un lit d'hôpital. A notre âge on n'y tient pas tellement. on attend de se faire vacciner, c'est notre seule salvation!"

Dès samedi, sur son ordinateur, par téléphone, elle fera tout pour obtenir un rendez vous.

"On se met en quête de chercher une place, je suis prête à aller n'importe où !"

Emmanuel Macron a expliqué "se battre pour avoir des doses"

Cette ouverture est une bonne chose pour Jonathan Favre, médecin à Villeneuve-d'Ascq dans le Nord, car aujourd'hui il a des rendez-vous libres.

"Au niveau de mon cabinet j'ai eu la chance de pouvoir vacciner beaucoup de personnes à l'AstraZeneca, je commence à arriver au bout de ma patientèle à vacciner. Elargir dès maintenant permettrait de continuer à vacciner sans trop de difficultés au cabinet."

Le médecin aimerait avoir plus de doses pour pouvoir encore accélérer le rythme.

Mahauld Becker-Granier (avec J.A.)