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L'employée d'un vaccinodrome accusée d'avoir édité une vingtaine de faux pass sanitaires "pour dépanner"

Lors de ses auditions, cette jeune femme née en 2000 a déclaré avoir voulu "dépanner son entourage" et ne pas avoir été rémunérée, selon le parquet.

La main dans le sac. Une jeune employée du plus grand centre de vaccination de Bordeaux comparaît mercredi pour escroquerie, soupçonnée d'avoir édité une vingtaine de faux pass sanitaires "pour dépanner" une quinzaine de personnes, dont sa famille.

Interpellée lundi après le signalement d'un médecin pompier et une enquête de la police judiciaire, elle doit répondre d'"escroqueries par une personne chargée d'une mission de service public et modifications de données résultant d'un accès ou maintien frauduleux dans un système automatique de traitement des données".

Lors de ses auditions, cette jeune femme née en 2000 a déclaré avoir voulu "dépanner son entourage" et ne pas avoir été rémunérée, selon le parquet. Elle a reconnu avoir établi 24 faux pass sanitaires pour 16 bénéficiaires, "des membres de sa famille et famille de ses amis". D'après la même source, elle a aussi reconnu avoir transmis à 4 bénéficiaires 5 faux pass générés par un autre agent contractuel dont elle n'a pas révélé l'identité. L'exploitation de son téléphone a permis de retrouver des cartes vitales et cartes d'identité.

Cette jeune contractuelle, embauchée le 1er septembre selon nos confrères du journal Sud Ouest qui a révélé ces informations, n'a pas de casier judiciaire.

Connexions... quand le centre était vide

L'alerte avait été donnée dimanche par un médecin pompier du centre de vaccination qui avait notamment remarqué des connexions alors que le centre était vide de tout patient. Des certificats au nom de personnes non inscrites sur Doctolib avaient aussi été retrouvés dans la poubelle de l'ordinateur, explique le parquet. Des soupçons se sont portés sur deux agentes contractuelles mais la seconde, également placée en garde à vue, a rapidement été mise hors de cause. L'enquête se poursuit concernant les bénéficiaires des faux documents.

Le parquet précise que 5 procédures sont actuellement suivies dans le ressort de Bordeaux pour des faits de ce type, trois confiées à la police judiciaire et 2 à la gendarmerie.

L'une d'elle a donné lieu à l'ouverture d'une information judiciaire qui a débouché à ce jour sur deux mises en examen dont une avec placement en détention provisoire, a expliqué le parquet.

Deux autres jeunes vacataires au mégacentre de vaccination de Bordeaux-Lac, âgées de 18 et 20 ans, seront jugées en correctionnelle en janvier à Bordeaux après avoir été interpellées en août pour avoir établi et délivré de faux certificats de vaccination, avec un bénéfice global dépassant le millier d'euros.

La rédaction de RMC avec AFP