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L'homme a-t-il atteint ses limites biologiques ?: "Depuis trente ans, la taille n'augmente plus"

Selon une étude de l'Irmes, l'homme a peu de chance de vivre au-delà de 120 ans et de mesurer plus de deux mètres.

"Nous avons peu de chances de vivre au-delà de 120 ans et nos enfants ne feront pas deux mètres", assure une étude de l’IRMES, l’Institut de recherche biomédicale et d’épidémiologie du sport. Pour le professeur Jean-François Toussaint, directeur de l’Irmes, l’apparition de certains plafonds communs à différents indicateurs

"Les indicateurs de la physiologie par les records sportifs qui arrivent à montrer ceux qui vont le plus vite et ceux qui vont le plus haut. Et aussi les indicateurs de santé publique très important qui sont la taille des individus et leur durée de vie", explique Jean-François Toussaint.

"L’espèce humaine ne vivra pas 6.000 ans"

Depuis trente ans en Europe et en Amérique du Nord, la taille n’augmente plus. Dans certaines régions, elle régresse même: "En Afrique on voit un certain nombre de régression de la taille. Il apparaît que depuis une génération cette grande expansion que nous ayons connue au 19 et au 20 eme siècle soit en train de s’arrêter", explique-t-il.

Concernant l’âge, si le nombre de centenaires augmente dans le monde, aucun n’a franchi le cap des 120 ans depuis la Française Jeanne Calment, morte en 1997 à l'âge de 122 ans.

"Le nombre de super centenaire, ayant au-delà de 110 ans, n’augmente pas et le taux de mortalité est extrêmement important, comme si on arrivait face à une barrière biologique qui est celui de notre génome qui fait que l’espèce humaine ne vivra pas 6.000 ans comme certaines espèces végétales peuvent le faire", nous apprend Jean-François Toussaint.
Bourdin Direct (avec G.D.)