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Le conseil d'Etat valide sous conditions le port du masque obligatoire à Strasbourg et Lyon

Le Conseil d’État entérine le port du masque généralisé à Strasbourg, Lyon et Villeurbanne. Le juge des référés a finalement tranché, le port du masque est justifié dans ces villes ainsi que dans 12 autres communes du Bas-Rhin.

La décision du conseil d'Etat est très claire: c'est bien le critère de la densité de population qui doit être retenue, dans l'application du port du masque obligatoire dans la rue, dans les zones à risques, retoquant en partie les directives du gouvernement. Le juge des référés a tranché, le port du masque est justifié à Lyon Strasbourg et Villeurbanne ainsi que dans 12 autres communes du Bas-Rhin, mais uniquement dans les centres-villes des villes les moins peuplées.

Pour Martin Blachier, médecin épidémiologiste, la décision est logique: "On dit ok pour le principe de précaution dans les grandes villes parce qu'il y a de la densité. En revanche dans les petits villages où la circulation est moins importante et le principe quasi-inexistant, on ne peut pas dire que ce principe de simplicité puisse s'impliquer", estime-t-il au micro de RMC.

Obligatoire en centre-ville

Dans le Bas-Rhin, donc, le préfet va devoir limiter l'obligation du port du masque aux seuls centre-ville des communes moins denses. Dans le Rhône en revanche, toute la ville de Lyon et toute la ville de Villeurbanne sont concernées. Et ce à n'importe quelle heure du jour et de la nuit.

Ce qui déçoit beaucoup Sébastien Bracq, l'avocat de l'association lyonnaise qui avait déposé ce recours: "Reconnaître que l'on prend la densité de la population alors qu'on ne justifie par la densité de circulation ne me paraît pas pertinent. Lorsque l'on va se promener dans la rue la nuit à Lyon, on devra porter un masque alors qu'il n'y a personne dehors".

Le préfet du Rhône devra quand même modifier à la marge son arrêté. Afin de prévoir une dispense pour les activités sportives. Saisie par des associations, la justice administrative a ordonné ces derniers jours aux préfets du Rhône et du Bas-Rhin d'exclure de l'obligation les lieux ou les heures à faible densité de population. Le gouvernement avait saisi le Conseil d'Etat pour annuler ces décisions. Les sages lui donnent donc raison mais seulement en partie

Marie Regnier (avec Guillaume Dussourt)