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"Le courant anti-masque n'a pas de sens": le plaidoyer de l'infectiologue Gilles Pialoux sur RMC

Le professeur Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Tenon à Paris, était l'invité de RMC, lundi matin. Il répondait aux questions d'Apolline de Malherbe en direct.

Le message était clair. Alors que la fondation Jean-Jaurès publie lundi une première étude sur les "anti-masques", qui apparaissent plus diplômés que la moyenne, plus défiants envers les institution, plus amateurs de thèses complotistes et plus féminins, le professeur Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Tenon à Paris, était l'invité de RMC, lundi matin. 

Interrogé par Apolline de Malherbe, le spécialiste, qui portait un masque en studio, a adressé un message très clairs aux "anti-masques", alors que le Conseil d'Etat a entériné en grande partie des arrêtés préfectoraux imposant le port du masque généralisé à Strasbourg, 12 autres villes du Bas-Rhin et à Lyon et Villeurbanne: 

"Je porte le masque parce que je considère que c'est un objet dont le rapport bénéfice - risque est tout à fait en faveur du port. [La décision du Conseil d'Etat] est une victoire contre la bêtise: le courant anti-masque n'a pas de sens. C'est dérisoire d'y voir du liberticide, de l'atteinte... Tout ce qu'on peut entendre est disproportionné par rapport à un objet. Après, il y a le bon sens. Quand vous êtes seul dans un bois, oui, vous pouvez baisser le masque. Mais c'est aujourd'hui un message simple, alors qu'il y a eu des mois que le message n'est pas clair sur le masque.
Il faut comprendre que le masque vous protège mais aussi l'autre. C'est un vrai problème de société et d'irresponsabilité. Il y a des intellectuels qui ont une lourde responsabilité en disant que c'est liberticide ou parlant de résistance civile. On marche sur la tête. Nous sommes en pleine épidémie, que nous avons difficilement géré et nous ne savons rien de ce qu'il se passe aujourd'hui à part qu'il y a une circulation active et de plus en plus pressante. Il faut faire avec tout le monde et ne pas mettre les pro contre les anti-masques". 
Xavier Allain