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Le déconfinement rime-t-il avec la fin de l’épidémie de coronavirus ?

Le déconfinement prévu pour le 11 mai, doit être accompagné de mesures pour éviter tout retour de l'épidémie de covid-19, alors que le nombre de personnes admises en réanimation continue de baisser.

Après 52 jours de confinement pour endiguer l’épidémie de covid-19, le Premier ministre Edouard Philippe doit présenter ce jeudi les mesures qui accompagneront le déconfinement, prévu pour le 11 mai. Et si les chiffres d’admissions à l’hôpital pour des complications liées au coronavirus sont encourageants, le spectre d’une deuxième vague continue de planer sur la planète.

Pour éviter tout retour de l’épidémie, les Français seront soumis à quelques règles sanitaires après le 11 mai : "On est surtout dans un 'sas de déconfinement', c’est l’expression utilisée qui illustre bien ce qui est en train de se passer", juge ce jeudi dans les "Grandes Gueules" David Dickens.

Car pas question de crier victoire trop vite : "Il ne faut pas que lundi ce soit la fête et tout le monde fasse n’importe quoi", ajoute-t-il alors que les bars, les restaurants et les salles de sport devraient rester fermés, les rassemblements de personnes étant également limités, tout comme les déplacements.

"Tirer les leçons du passé"

"Le confinement a produit ses effets. On en est certains, on a joué notre rôle, on est bon. Cela fait deux mois qu’on est confinés il n’y a pas de problème. De là à dire que c’est la fin, je pense qu’il ne faut pas trop s’avancer", juge David Dickens prudent.

Même son de cloche chez Marie-Anne Soubré, qui appelle à la prudence alors que rien ne permet de siffler la fin du match contre le covid-19 : "Si on arrive à la fin de ce qu’on appelle la courbe en cloche, c’est très bien. Mais il faut faire attention et tirer les leçons du passé. Peut-être que c’est saisonnier, peut être que ça ne reviendra pas, mais tant qu’on ne sait pas, il va falloir que l’on soit prudent".

Mais un rebond de la maladie pourrait avoir un impact plus limité en raison de l’adoption des gestes barrières, unique mesure qui fait consensus au sein de la communauté scientifique et parmi les autorités. Depuis le début de l’épidémie, 25.812 personnes sont mortes du coronavirus en France.

G.D.