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A cause d'une pénurie de patients l'essai Discovery pourrait ne pas aboutir

Cet essai clinique, est un essai à l'échelle européenne, initié par la France, destiné à trouver un anti-viral efficace contre le coronavirus.

L'essai clinique européen Discovery en difficulté. C'est ce qu'expliquait mercredi devant le Sénat, l'infectiologue Florence Ader, qui pilote le projet. "Nous ne rencontrons pas de mauvaise volonté, nous rencontrons des difficultés réglementaires", explique la chercheuse qui peine à recruter des patients hors de France.

Alors ce qui est quasiment sur, c'est que le 14 mai, il n'y aura pas de résultat concret de l'essai clinique, et ça, c'est une des responsables de Discovery qui l'explique. Il y a trop peu de patients testés, pour avoir des réponses. Ce ne sera pas avant fin juin.

Des pays ont privilégié d'autres études

Alors pourquoi si peu de patients ? Au départ, les instigateurs de l'essai misaient sur 3200 à travers l'Europe. Sauf, sauf que sur les neuf pays partant, il n'en reste plus que deux. La France, qui comptabilise aujourd'hui 750 participants, et le Luxembourg, qui n'a recruté qu'un seul patient. Les autres pays se sont finalement tournés vers d'autres études, celle de l'OMS pour l'Espagne et l'Italie, sa propre étude pour le Royaume Unis par exemple. C'est un vrai problème, parce qu'un nombre important de patients est indispensable, dès lors qu'aucun médicament véritablement efficient n'a été trouvé. 

Et puis il y a encore plus inquiétant, il devient très compliqué de recruter des malades, puisqu'ils sont moins nombreux. Une infectiologue, affirme que les chercheurs ont probablement raté la première vague de malades, et leurs études pourraient potentiellement n'aboutir à rien de concluant.

Thomas Chupin avec Guillaume Descours