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Le nouveau protocole sanitaire entre en vigueur dans les lycées: les directeurs d'établissement libres de s'adapter

Dans les lycées où les cours ont repris malgré le confinement, les directeurs d'établissement peuvent désormais adapter à leur guise le rythme des cours dans le cadre du nouveau protocole sanitaire.

Le nouveau protocole sanitaire dans les lycées entre en vigueur ce lundi. Et beaucoup de questions demeurent : faut-il mettre en place des demi-journées de cours? Des demi-semaines? Un jour sur deux?

Les chefs d'établissement ont eu un week-end pour tout organiser et mettre en place les propositions énoncées jeudi soir par le ministre Jean-Michel Blanquer. Et il y a encore beaucoup à faire, mais les lycées ont déjà quelques idées de leur organisation, dès lundi. Dans sa volonté d'éviter le moindre décrochage scolaire, comme constaté au printemps dernier, Jean-Michel Blanquer, n'a donné qu'un impératif: la jauge de cours à distance ne doit pas dépasser les 50%.

Les directeurs d'établissements ont désormais les mains libres pour s'organiser, au cas par cas. Chaque lycée aura donc sa propre organisation.

Après des réunions avec les équipes pédagogiques, Bruno Bobkiewicz, proviseur d'un lycée à Vincennes, a lui choisi: chaque élève viendra une demi-journée, tous les jours.

"Il faut qu’il y ait cette présence quotidienne dans l’établissement et l’idée c’est que les enseignants trouvent les moyens les plus efficaces possibles. Certains vont faire le choix de diffuser en direct les cours d’autres vont mettre en place des binômes d’élèves, entre présents et absents" précise-t-il sur RMC.

"Il y a une problématique de transport scolaire"

Philippe Vincent, proviseur d'un lycée à Aix-en-Provence a choisi lui une autre organisation. Chaque élève viendra deux jours pendant une semaine, puis 3 jours la suivante, car il était impossible de faire des demi-journées estime-t-il:

"On recrute sur les alentours d’Aix. Il y a une problématique de transport scolaire et on ne sait pas comment ceux qui auraient travaillé l’après-midi aurait pu venir et ceux qui auraient travaillé le matin auraient pu rentrer chez eux à midi".

Et il en est conscient : il sera difficile de couvrir la totalité des programmes : "Il faudra se pencher sur les référentiels et les contenus d’examens c’est une évidence. D’autant plus si on a plusieurs semaines mais éventuellement plusieurs mois de ce système mixte".

Malgré les difficultés, les deux proviseurs se félicitent de cette souplesse, qui leur permet s'adapter aux réalités locales de leur établissement.

Rémi Ink et Azaïs Perronin (avec Guillaume Dussourt)