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"Les premiers jours, ça va être un petit peu chaotique": les pharmaciens satisfaits d'enfin pouvoir vacciner

L'objectif est de "diversifier le profil des vaccinateurs, de multiplier les lieux de vaccination et, in fine, de simplifier cette vaccination", a indiqué mardi la présidente de la HAS, Dominique Le Guludec.

Feu vert de la Haute autorité de santé mardi. En plus des médecins, tous les vaccins, AstraZeneca, Pfizer, Moderna, contre le Covid-19 doivent pouvoir être administrés par les pharmaciens, les infirmiers et les sages-femmes. Un moyen d'accélérer la campagne de vaccination selon elle.

Les pharmaciens l'assurent, ils sont prêts. Ils ont l'expérience de la vaccination contre la grippe, et se sont adaptés, depuis le début de la crise sanitaire. Delphine Chadoutaud, est pharmacienne, installée à Orsay, dans l'Essonne.

“Effectivement, les premiers jours, ça va être un petit peu chaotique. Par exemple le début de la campagne de la grippe le 13 et 14 octobre, ça peut-être un peu le cirque. J’ai réalisé 40 vaccinations dans la journée, tout le monde se précipitait. Donc je pense qu’il va peut-être y avoir quelques jours difficiles, mais tout va rentrer dans l’ordre. On a vraiment été le couteau suisse de la santé en trouvant des solutions à tout et là, on ne comprend pas pourquoi ça prend autant de temps alors qu’il y a des vies à sauver et qu’il faut y aller très vite”, appuie-t-elle.

Toujours trop peu de doses

Impatience aussi des infirmiers, qui peuvent atteindre un autre public. Patrick Chamboredon, en poste à Marseille, est président du conseil national de l’ordre des infirmiers.

“Les infirmiers qui sont au plus près des territoires peuvent atteindre des patients qu’ils soient en fractures numériques, qu’ils n’aient pas de médecins traitants, ou qu’ils soient dans le monde rural. Il faut qu’ils puissent atteindre la vaccination afin d’avoir une couverture maximale”, insiste-t-il.

Du côté des médecins généralistes enfin, les syndicats rappellent que le nombre de doses disponibles est toujours insuffisant, rendant toujours obligatoire pour le moment la priorisation des patients. 

Rémi Ink avec Guillaume Descours