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Masques dans les entreprises: "On a besoin de savoir exactement où on va pouvoir se fournir", affirme Jean-Eudes Du Mesnil Du Buisson

Invité de RMC, le président de la CPME s'inquiète des surcoûts que va représenter l'obtention de masque pour les entreprises ainsi que la mise en place de certaines mesures de sécurité sanitaires.

C’est déjà une préoccupation majeure pour beaucoup d’entreprises et elle devrait se renforcer encore dans les prochaines semaines. Comment se fournir en masque? En effet, mardi, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé que le port du masque serait obligatoire après le 11 mai dans les transports. Sans qu’il n’y ait une obligation, il a également indiqué qu’il était mieux de porter un masque au sein d’une entreprise pour éviter les contaminations. 

“Nous, on dit depuis le départ que le masque est nécessaire pour rassurer les employés. Ca a été confirmé par le Premier ministre. Mais aujourd’hui, c’est le système D. Chacun tente comme il peut de se procurer des masques. On ne sait pas toujours bien si les masques qu’on a obtenus répondent aux normes et sont corrects. Donc on a besoin d’un mode d’emploi clair et on a besoin de savoir exactement où on va pouvoir se fournir”, explique Jean-Eudes Du Mesnil Du Buisson, secrétaire général de la CPME.

Le chômage partiel prolongé

Il craint également qu’au-delà des masques, les entreprises vont devoir prendre des mesures sanitaires qui pourraient entraîner un surcoût pour celles-ci. La CPME a ainsi demandé que les chefs d’entreprises puissent déduire ces frais supplémentaires des cotisations accidents du travail, et maladies professionnelles. 

“Ca va coûter très cher, notamment pour les commerces, parce qu'outre les mesures qu’il va falloir mettre en place, on dit aussi qu’on acceptera moins de clients. Mais moins de clients, c’est moins de chiffre d’affaire donc, surcoût d’un côté et baisse du chiffre d’affaire de l’autre”, explique-t-il.

Il assure qu’il est essentiel que l’Etat maintienne les dispositifs d’aides notamment le chômage partiel au-delà du 1er juin. Il veut aussi que les reports de charge annoncés il y a quelques semaines par l’exécutif, se transforment en annulation pour certains secteurs où la reprise de l’activité ne pourra pas se faire avant encore de nombreuses semaines.

Guillaume Descours