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"On est complètement en décalage avec la France": en Lozère, les habitants souhaitent un allègement plus rapide du confinement

Parmi les départements en verts, un bon élève se détache, la Lozère, où le virus est pratiquement absent. La Lozère a recensé son premier décès dû au coronavirus mercredi.

Au milieu des champs, Francis s'occupe de son troupeau. Pour cet éleveur d'Aubracs la situation est bien différente du reste de la France: "On est complètement en décalage. On continue à faire des déplacements pour aller voir des animaux, on continue à faire notre travail à l'extérieur, on a une chance inouïe d'être en Lozère".

Un département épargné par le coronavirus, avec seulement quelques cas depuis le début de l'épidémie. Selon le bilan de l'ARS, un seul patient est encore hospitalisé pour le Covid-19 dans le département. Aucune personne n'est placée en réanimation, et 15 sont rentrées chez elles, guéries. Difficile pour les restaurateurs de la région de maintenir leur établissement fermé.

Luc Boudon a déjà tout préparé: "Sur la table, il y aura un seul menu que la personne pourra emporter. Sur toutes les tables, du gel hydroalcoolique".

Le propriétaire de l'hôtel France de Mende espère que les restaurants de Lozère pourront ouvrir dès le 11 mai: "Les hôteliers et les restaurateurs sont plein d'énergie, de bon sens, donc il faut nous laisser un tout petit peu de liberté".

"On peut servir à d'autres territoires"

Le maire de Mende, Laurent Suau espère lui aussi des règles spécifiques pour son département. Selon lui la Lozère doit même être un département pilote pour le déconfinement: "Dans le cas de cette crise, on peut servir à d'autres territoires et être source d'enseignements".

Mais d'autres élus ne souhaitent pas cette réouverture des restaurants. La présidente du département Sophie Pantel, craint la venue de personnes extérieures, qui pourraient déclencher l'épidémie en Lozère.

Romain Cluzel (avec BFMTV)