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"On ne peut pas faire notre deuil dans de telles conditions", témoigne Rédouane un ami d’enfance de Naomi

Naomi Musenga, une jeune strasbourgeoise est morte en décembre dernier au sein du service de réanimation de l’hôpital de Strasbourg. La responsabilité du SAMU est mise en cause.

Une maman strasbourgeoise de 22 ans est morte le 29 décembre dernier après un appel au SAMU qui n'a pas été pris au sérieux. D’après les enregistrements de la conversation diffusés par la famille dans les médias, les opératrices se seraient même moquées de la jeune femme.

Rédouane, un ami d'enfance de Naomi Musenga, est encore sous le choc après avoir entendu l'enregistrement ce mercredi 9 mai. Il veut savoir pourquoi son amie n'a pas été prise en charge.

"Si la prise en charge avait été plus rapide, ça ne se serait pas terminé comme ça. On ne peut pas faire notre deuil dans de telles conditions. Ce qu’on attend et ce que la famille attend, c’est des explications, pourquoi elles ont agi comme ça, les vrais motifs et des poursuites judiciaires contre le SAMU. Il faut aller jusque-là parce qu’on se dit que ça peut arriver à d’autres personnes. Des demandes qui ne sont pas prises en compte et qui finissent sur des décès surtout sur des jeunes c’est tragique. C’est une honte je trouve".

Depuis la diffusion de l’enregistrement, l'opératrice mise en cause ne traite plus les appels du Samu.

Agnès Buzyn a demandé une enquête à l’agence régionale de santé ainsi qu’à l'inspection générale des affaires sociales. La famille Musenga de son côté a sollicité le parquet de Strasbourg qui n'a pas encore ouvert d'enquête judiciaire.

Bourdin Direct (avec C.P.)