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"On reste dans une tension extrême": toujours deux fois plus de personnes en réanimation qu'à la normale en Île-de-France

Invité de Bourdin direct, le directeur de l'ARS d'Île-de-France Aurélien Rousseau, confirme que la tendance est à la baisse du nombre de patients en réanimation mais appelle à rester très vigilants.

Du mieux, mais pas de raisons de se relâcher pour autant. Avec 516 nouveaux décès enregistrés jeudi, l'épidémie de coronavirus a fait 21.856 morts en France depuis début mars, mais le nombre de patients hospitalisés en réanimation poursuit sa baisse continue depuis quinze jours, comme l'a détaillé la direction générale de la Santé dans son point quotidien jeudi.

Toutefois, depuis maintenant quinze jours consécutifs, le nombre de personnes hospitalisées en réanimation, indicateur de la pression de l'épidémie sur le système hospitalier, diminue. Elles étaient jeudi soir 5.053, 165 de moins que mercredi.

"Aujourd’hui on est sortis de la zone la plus critique. Mais on est encore dans une tension extrême"

Le directeur général de l'ARS d'Île-de-France, Aurélien Rousseau, confirme cette tendance ce vendredi matin sur RMC. Mais il rappelle que la situation reste loin d'être revenue à la normale.

"Aujourd’hui on est sortis de la zone la plus critique. Mais on est encore dans une tension extrême. On est passés jeudi, et c’est une bonne nouvelle, en dessous de la barre des 2.000 patients en réanimation.
Mais on est toujours à deux fois le nombre de personnes qu’on a habituellement en réanimation. On a 12.000 patients Covid+ dans les hôpitaux franciliens. Donc on n'est pas sorti de l'épidémie. On a 500 nouveaux cas par jour."

"Il va falloir qu'on serre les dents. Si on lâche trop tôt on risque de se reprendre une vague."

Il faut garder une "concentration et une lucidité", avec tout de même "un peu plus de confiance", selon lui grâce à l'amélioration de ces chiffres. Mais "on ne sait pas tout" sur ce virus, concède-t-il en appelant à rester vigilant pour la suite des évènements et évidemment à respecter le confinement.

"Ceux qui ont entre leurs mains la maîtrise des grandes données de cette épidémie ça reste nous, tous les concitoyens. Respecter la distanciation après le confinement ça va être dur, on a tous envie de revenir au temps d'avant.
Mais il va falloir qu'on serre les dents encore quelques mois car on peut la vaincre cette épidémie. Il ne faut pas lâcher. Si on lâche trop tôt on risque de se reprendre une vague. On n'est pas revenus à la normale." 
J.A.