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"On s’est dit que le confinement ici, ce serait plus sympa": cinq amis verbalisés en forêt de Fontainebleau

"135 euros pour un crime qui n'en est pas forcément un. Ce n'est pas de la faute des gens qui se baladent dans la forêt que les hôpitaux sont surchargés": José avait décidé de passer le confinement en forêt, il a été verbalisé.

Depuis la mise en place du confinement dans le cadre de la lutte contre Covid-19, les promenades brèves dans le cadre d'un exercice nécessaire à la bonne santé mentale et physique sont autorisées, mais les balades de loisirs sont interdites. 

Terminé la prévention et les avertissements. Désormais, on ne joue plus, c’est 135 euros d’amende pour tous ceux qui sont en forêt. L’adjudant Hervé Boissiere patrouille à cheval sur les chemins de randonnée dans la forêt de Fontainebleau.

“Les gens doivent comprendre qu’ils peuvent aller s’oxygéner autour de chez eux. En zone rurale, c’est plus large qu’en milieu urbain, où c’est deux kilomètres, et 20-30 minutes pas plus. Il ne faut pas jouer avec cette maladie”, indique-t-il. 

Au milieu de la forêt, les gendarmes découvrent des campeurs. José voulait juste s’isoler au vert, avec ses amis. “On s’est dit que le confinement en forêt, ce serait plus sympa”, assure celui-ci. Résultat : ils doivent payer 135 euros d’amende chacun. José est écoeuré. 

“135 pour un crime qui n’en est pas forcément un. Ce n’est pas parce que les gens se baladent en forêt que les hôpitaux sont débordés. Hier, on a vu des hélicoptères passaient au-dessus de nous. Pour moi ça n’a aucun sens de faire passer des hélicoptères au-dessus de la forêt, ils auraient dû mettre tout cet argent vers les hôpitaux. Je pense que la forêt est assez grande, pour que ceux qui veulent être dans la forêt puissent l’être sans forcément se croiser”, assure-t-il. 

Terminer pour lui le confinement en forêt, il retrouvera à son grand désespoir son petit appartement parisien.

Romain Poisot avec Guillaume Descours