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Pas de déplacements à plus de 100 km: "C'est plus restrictif qu'on avait imaginé, ou du moins espéré"

Les Français ont suivi avec attention l'annonce des mesures de déconfinement prévues par le gouvernement. A Bordeaux, certains les acceptent plus facilement que d'autres.

Edouard Philippe l'a annoncé mardi. A partir du 11 mai plus besoin d'attestations à présenter aux forces de l'ordre pour sortir de chez soi. Sauf, et ce n'est pas un détail, pour des déplacement à plus de 100 km du domicile.

Déplacement inter-départementaux ou inter-régionaux toujours réduits donc, ils ne seront autorisés qu'"aux seuls motifs professionnels ou familiaux impérieux", a précisé le chef du gouvernement, "pour des raisons évidentes de limitation de la circulation du virus".

"Je ne m'attendais pas à autant de restrictions"

Et forcément c'est le genre de mesure qui douche un peu les envies de liberté, même si à Bordeaux par exemple, elles sont comprises. Au pied de la cathédrale Saint-André de Bordeaux, c’est vrai qu’il y a un peu de déception, pour Bénédicte.

"On est un petit peu déçus, on pensait qu'on pourrait voir la famille. Il y a eu une naissance aujourd'hui on pensait peut-être les voir à la fin mais il faudra peut-être attendre un peu." 

Marie-Paul et Philippe aussi ne s’attendait pas à un ton presque martial du premier ministre.

"On ne s'attendait pas à ce que ce soit une libération totale le 11 mai, mais je ne m'attendais pas à autant de restrictions. C'est un ton plus restrictif que l'on avait imaginé, ou du moins espéré."

Et pour eux aussi, ne pas pouvoir s’éloigner de leur domicile à plus de 100 km est un crève-cœur.

"Ca nous pose problème vu qu'on est loin de nos enfants. Enfin 'pose problème'... Ca nous attriste disons."

"Que la limite soit à un ou 100 km comment vérifier que chacun respecte ?"

Impossiblité donc d’aller voir les enfants installés en région parisienne. Raphaël lui est étudiant, pas surpris que le déconfinement ne soit pas total, mais il a quand même quelques doutes sur cette mesure de déplacement.

"Que la limite soit à un ou 100 km comment vérifier que chacun respecte ? C'est toujours un peu des règles qui ne sont pas vraiment applicables. Je pense que ça va surtout libérer les gens dans la tête."

Alors à Bordeaux, la mer n’est pas loin pour prendre l’air. Sauf qu’il restera une frustration: les plages ne rouvriront pas avant le 1er juin.

Mahauld Becker-Granier et Thomas Chupin (avec J.A.)