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Pharmacies ouvertes le dimanche pour vacciner: "Une trahison" pour ce pharmacien, "à bout"

Le gouvernement a autorisé les pharmacies à ouvrir le dimanche, pour réaliser des vaccins contre le Covid. Invité de RMC ce vendredi matin, un pharmacien de Levallois-Perret a expliqué être "à bout" face à la surcharge de travail.

Le vaccin pour lutter contre la 5e vague de Covid. Olivier Véran, le ministre de la Santé, a annoncé ce jeudi que les pharmacies avaient désormais l’autorisation d’ouvrir le dimanche pour procéder à des vaccinations. Mais pour les pharmaciens, la surcharge de travail pèse trop. Allez-vous ouvrir le dimanche ? C’est la question qu’a posée Apolline de Malherbe à un pharmacien de Levallois-Perret ce vendredi matin sur RMC.

"Non, a répondu Bruno Fellous. Je ne connais pas de pharmacien qui veut vacciner le dimanche. Si on est obligé, on le fera. On a un tel travail. Il faut qu’on s’occupe des ordonnances, il ne faut pas oublier qu’on est pharmacien. On nous a rajouté les tests. On vaccine de la grippe. Et on vaccine du Covid. Les pharmaciens sont à bout. On a du mal à s’organiser, on a des gens qui partent. Il y a un stress."

"C’est abusé"

"Je ne vois pas ma famille, ni mes enfants, explique ce pharmacien. "On est prêt à aider, mais nous mettre le dimanche, c'est abusé. C’est de la trahison." Pour lui, la priorité devrait être de relancer les vaccinodromes. "Ça marchait bien. Ce qu’il aurait fallu faire, c’est que les pharmaciens viennent en renfort des vaccinodromes, qui étaient très bien organisés par les villes. On accepte, mais là, c’est trop."

Et face à toutes les tâches à accomplir, Bruno Fellous craint même des erreurs dans la délivrance des médicaments à ses clients. "J’ai dit à mes clients de faire attention, le pharmacien peut se tromper. Je ne suis qu’un humain, souligne-t-il. Je préfère prévenir mes clients et leur dire : faites attention, quand on vous délivre une ordonnance, vérifiez bien."

LP