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Pic de pollution: l'enfer pour les asthmatiques

La circulation alternée a été reconduite ce mercredi pour la deuxième journée consécutive à Paris et dans 22 communes de la petite couronne en raison de la pollution. Une pollution aux particules fines qui impacte plus fortement les personnes souffrant de problèmes respiratoires chroniques, comme Marie-Pierre rencontrée par RMC.

Face au pic de pollution qui dure depuis une semaine, la circulation alternée sera reconduite mercredi à Paris et sa banlieue. En conséquence, seuls les véhicules dont le numéro sur la plaque d'immatriculation est impair pourront circuler ainsi que ceux qui font du covoiturage ou bénéficient d'une des nombreuses dérogations, a précisé la préfecture de police de Paris. Une pollution aux particules fines qui a d'autres conséquences notamment chez les personnes souffrant de problèmes respiratoires chroniques. La preuve avec Marie-Pierre, asthmatique, qui est très vigilante depuis une semaine.

"Je fais attention dans ces moments-là, assure-t-elle. J'évite de marcher trop vite, de courir derrière le bus par exemple". Et dans son sac, Marie-Pierre a toujours son médicament anti-crise d'asthme, indispensable lors des pics de pollution. "Quand je suis autour de la Défense, je sens tout de suite les odeurs de pollution, indique-t-elle. Après ça commence à me piquer dans la trachée et je commence à tousser. L'essoufflement arrive et, là, il faut vraiment se mettre au calme et essayer de bien prendre son médicament."

"Contre-indiqué de faire une activité physique"

"De façon pratique, il faut éviter de sortir le matin et le soir parce qu'il y a plus de pollution, conseille le docteur Alain Ducardonnet, cardiologue et médecin du sport. De même, il est contre-indiqué de faire une activité physique parce que ça fait entrer plus de polluants. Il faut surtout être très attentifs et méticuleux sur la prise des médicaments et toujours avoir sa petite bombe en cas de début de crise d'asthme".

Mais les pics de pollution sont loin de ne poser problème qu'aux asthmatiques comme l'explique le docteur Jean-Paul Hamon: "Ce sont des microparticules qui aggravent les bronchiolites, entraînent des difficultés respiratoires chez les cardiaques, ou qui fragilisent un peu plus les diabétiques sensibles aux infections et les femmes enceintes également". A noter que le véritable impact sanitaire de cet épisode de pollution ne sera mesuré que dans quelques jours. En effet, bon nombre de personnes ne développent des symptômes liés à ces particules que plusieurs jours après les avoir inhalées.

M.R avec Claire Checcaglini