RMC

"Ras-le-bol", "Dépression assurée": la possibilité d'un 3ème confinement inquiète et exaspère les Français

Un renforcement des mesures sanitaires est envisagé par le gouvernement qui tiendra un Conseil de défense ce mardi matin. Un risque qui inquiète les Français comme à Reims, où le taux d'incidence dans la Marne est inquiétant.

Vers un confinement pour la 3e fois depuis le début de la pandémie?Plusieurs départements inquiètent le gouvernement, parmi eux la Haute-Saône, les Alpes-Maritimes et la Marne.

À Reims, le maire Arnaud Robinet a demandé au gouvernement un nouveau confinement. Face à la gronde de certains habitants suscités par cette demande, l'élu s'est défendu hier. "Je n’ai pas envie que l’on se réveille avec "la Gueule de bois" au lendemain des fêtes".

"Notre situation est identique à celle d’avant le deuxième confinement. Nos établissements de santé, recommencent à déprogrammer certaines interventions. Investissons pour 2021" plaide l'élu.

"Mais je ferai ce qu’on me dit"

Le spectre d'un 3e confinement n'a donc jamais semblé aussi proche. Au grand dam des Rémois et Rémoises

"Moi, c’est sûr que j’en ai ras-le-bol, peste Michèle au micro de RMC. Je n’ai pas fait Noël avec mes enfants parce que j’avais un petit-fils qui était un cas contact donc on a loupé le réveillon".

Mais, cette grand-mère l'assure, s'il le faut elle s'y pliera.

"Mais je ferai ce qu’on me dit. Ce que je voudrais, c’est reprendre ma petite-fille le mercredi sans appréhension. Pour ça, il faut bien une solution".

"Je ne sais pas si je vais tenir le troisième confinement"

Seule dans son studio Reinata, étudiante venue de Mayotte devrait s'y tenir... sans encore savoir si elle pourra tenir

"C’est la dépression assurée. Avec ce que j’ai vécu lors du premier confinement, le deuxième… je ne sais pas si je vais tenir le troisième. Ça devient toxique de rester dans un appartement où on ne peut voir personne".

Ces confinements successifs, rendent les conditions de vie mais aussi d'études difficiles d'après Juliette 

"C’est plus compliqué pour suivre les cours. On n’est beaucoup moins motivé, l’environnement de travail, on n’est pas entouré d’autres élèves. C’est difficile même pour les contrôles. Les partiels sont passés par ordinateur donc ce n’est le mieux".

"Ça fait un an maintenant, ça suffit"

Et puis il y a ceux qui refuse de s'y soumettre, Béatrice en fait partie. Les 2 derniers confinements lui ont permis d'affiner ses ruses.

"Je tricherai sur les horaires comme beaucoup de Français qui changent les horaires au dernier moment. Non, parce que ça peut continuer encore longtemps comme ça. Il n’y a plus de limites à ce moment-là. Ça fait un an, maintenant, ça suffit".

Parfois même être sous la menace d'un reconfinement, ne fait parfois ni chaud ni froid. Maxime reçoit la nouvelle par un simple haussement d'épaules: "C’est devenu presque une habitude mais je pense que c’est la meilleure solution pour stopper le virus".

"Tous les problèmes sont augmentés pendant ce confinement"

Mais ces situations exceptionnelles ne doivent pas être amenée à durer trop longtemps avertit la psychologue Irina Pinvin.

"Le confinement nous ressort nos problèmes personnels et psychologique qui étaient déjà là. Tous les problèmes sont augmentés pendant ce confinement parce qu’on fait face à nos problèmes et on a nulle part pour nous divertir et se changer les idées".

Cette psychologue recommande de prendre régulièrement des nouvelles de ses proches les plus fragiles, pour éviter des ruptures sociales

Alfred Aurenche (avec Maxime Trouleau)