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Reconfinement, interdiction de rassemblements, couvre-feu… Face à la recrudescence de l’épidémie, les pays européens serrent la vis

Plus de 8.2 millions d'Européens ont été contaminés sur l'ensemble du continent depuis le début de l'épidémie, 258.000 personnes sont mortes. Et face à l’actuelle recrudescence du nombre de contaminations, les dirigeants des pays renforcent tour à tour les mesures sanitaires.

Le nombre de personnes contaminées continue de flamber en Europe. Ces derniers jours, 30 des 53 pays d'Europe ont recensé leur plus grand nombre de cas en une semaine. Et face à ces chiffres records, les gouvernements européens décident les uns après les autres de serrer la vis.

A son tour, l'Espagne décrète un couvre-feu nocturne. Les Espagnols doivent désormais rester chez eux entre 23h et 6h. Conséquence d'un nouvel état d'urgence sanitaire instauré pour une durée de six mois.

Depuis ce jeudi et pour au moins six semaines, les Irlandais sont soumis à un nouveau confinement. Seule différence avec le premier: les écoles restent ouvertes.

Nicolas, qui travaille à l’ambassade de France à Dublin, se dit prêt à tenir: "Je me suis dit qu’on allait repartir comme cette période qui a été difficile mais dans une période hivernale donc c’est vraiment inquiétant. Le premier ministre a bien précisé que l’idée était de se reconfiner pour pouvoir libérer les choses à Noël. J’essaye de faire contre mauvaise fortune bon cœur".

"D’un point de vue personnel et social, ça fout un coup"

Plus au sud de l'Europe, l'Italie durcit son couvre-feu: cinémas, théâtres, salles de gym et piscines vont devoir fermer, tandis que bars et restaurants devront cesser de servir après 18 heures. Des mesures adoptées, en dépit des protestations publiques qui ont éclaté ces derniers jours, notamment à Rome.

Même situation à Bruxelles, où il s'applique dès 22 heures. Le gouvernement belge a aussi annoncé l'interdiction de toutes les activités culturelles et sportives.

Pas facile donc de maintenir une vie sociale explique, Christopher Pingeon, qui travaille à l’université: "D’un point de vue personnel et social, ça fout un coup. On fait avec, on continue les Skype apéros et on s’attend de toute façon à un reconfinement d’ici les prochaines semaines".

En Allemagne et au Danemark, des restrictions plus strictes viennent aussi d’être imposées.

Mahauld Becker-Granier (avec C.P.)