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Retour des "Gilets jaunes": "La crise n'a pas éteint nos revendications"

De nombreux "gilets jaunes" manifestent partout en France ce samedi. Le Covid-19 n'a pas réduit leur colère.

Les "Gilets jaunes" de retour dans la rue ce samedi pour faire entendre leur colère, près de deux ans après la naissance du mouvement. Mobilisation nationale de rentrée à l'appel de plusieurs collectifs à Marseille, Toulouse, Lyon, Lille, Nantes, ou encore Paris. Dans la capitale, entre 4.000 et 5.000 manifestants sont attendus, selon des sources policières. 1.000 d'entre eux pourraient être violents.

Face à un grand risque de débordement, le préfet de police de Paris, Didier Lallement a interdit les rassemblements dans plusieurs secteurs de la capitale comme les Champs-Elysées, l'Assemblée nationale, le Trocadéro, ou encore Matignon. L'interdiction court depuis vendredi, 18 heures, et sera maintenue pour toute la journée. 

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Sur Twitter, Jérôme Rodrigues, un des leaders des GJ qui a récemment assimilé des policiers à "une bande de nazis", appelle à une "désobéissance civile complète", "à ne montrer aucune carte d'identité, quitte à aller faire un petit tour au commissariat".

"Ils continuent à se moquer de nous. On veut montrer qu'on est toujours là"

La crise sanitaire n'a pas éteint les revendications des "gilets jaunes", elle semble même les avoir renforcées. C’est en covoiturage, que Marie-Françoise, "Gilet jaune" de la première heure est partie du Morbihan vendredi pour exprimer sa colère au cœur de Paris. Sa détermination est intacte.

"Beaucoup montent à Paris pour marquer le coup. Ils continuent à se moquer de nous. On veut montrer qu'on est toujours là. Pour le Covid un coup le masque est obligatoire, un coup non... On nous ment. La crise n'a pas éteint nos revendications."

Franck, "Gilet jaune" de Savoie, est arrivé ce samedi matin en voiture dans la capitale. Il en veut au gouvernement et emporte avec lui une pancarte "Macron Démission".

"Il faut qu'il dégage ce mec, pour sa gestion du Covid, de la crise et de tout ce qui s'en suit. Un jour c'est oui, un jour c'est non, ils se contredisent... C'est aberrant. Arrêtez de vous foutre de nos gueules, arrêtez d'essayer de nous museler. Ca suffit."
Jean-Baptiste Bourgeon (avec J.A.)