RMC

Tout seul et à votre poste de travail: le gouvernement veut (encore) durcir le protocole des repas en entreprise

Le gouvernement appelle à plus de vigilance dans les cantines en entreprises. Il souhaite que les salariés mangent seuls à leur bureau si possible.

Le gouvernement veut renforcer le protocole sanitaire dans les cantines d'entreprises. Des discussions doivent encore avoir lieu mardi avec les partenaires sociaux mais le l'exécutif souhaite que les salariés mangent seuls, avec 8m2 minimum d'espace autour d'eux et si possible à leur poste de travail.

Il souhaite aussi mettre en place un "plan d'action pour le télétravail" pour contraindre les entreprises à développer encore davantage le télétravail. L'objectif : faire baisser le nombre de contaminations au travail. Elles représentent selon les études près d'un tiers des contaminations, 29% selon la dernière étude de l'Institut Pasteur.

"C'est déjà serré"

Durcir les conditions dans lesquels sont pris les repas en entreprises, une décision compliquée à mettre en place. Ses repas, Emilie, kiné, les prend chaque midi dans le cabinet où elle travaille.

"On se met un peu là où on peut, on a un petit espace bureau-cuisine, on est trois et il y a deux salles donc c'est déjà serré. "

Manger seul, avec 8 mètres carrés par salariés, c'est ce que souhaite le gouvernement. Pas évident à mettre en place dans l'entreprise de Claire, salariée dans le médical.

"Il y a de la place mais on est tellement nombreux à venir manger que s'il faut 8m2 par personne ça va demander une réorganisation avec des créneaux horaires, ça va être compliqué."

"Quand on a une machine à outils par exemple ce n'est pas pratique"

Pour limiter les contaminations sur le lieu de travail, l'exécutif veut inciter les salariés à manger à leur poste. Ce n'est pas toujours possible rappelle Gérard Mardiné, le secrétaire général du syndicat des cadres CFE-CGC.

"Il y a des postes pour lesquels c'est possible. Mais pour d'autres c'est compliqué. Quand on a une machine à outils par exemple ce n'est pas pratique."

Laissons plutôt les entreprises et leurs salariés gérés, plaide plutôt le syndicat.

Nicolas Ropert et Maryline Ottmann (avec J.A.)