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Un masque capable de "tuer" les virus: comment ça marche?

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C'EST DEJA DEMAIN - Chaque matin, RMC fait le point sur les nouveautés high-tech.

En pleine épidémie, Anthony Morel nous présente un masque auto-décontaminant mis au point par une start-up française. Un modèle qui filtre le virus et qui est également capable de se nettoyer seul au fil de la journée. 

Plusieurs projets en cours d’homologation: celui-ci vient d’une start-up française, Ajelis. A l'intérieur du masque en tissu se trouve une petite feutrine verte recouverte de solution à base de cuivre. Or, on sait que le cuivre est l’un des pires ennemis des virus: c’est un matériau biocide, c’est-à-dire qui a la propriété de détruire la quasi-totalité des micro-organismes.

Un masque qui change de couleur selon la maladie

D'ailleurs on en utilise de plus en plus dans les hôpitaux, sur les poignées de porte, les rampes d’escalier... Résultat: dès que le virus se dépose sur le masque, à cause de postillons ou de doigts souillés, il va être détruit très rapidement. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut jamais le laver, mais c’est une barrière supplémentaire, en plus du filtre qu’on peut trouver dans les masques classiques... Cette technologie est en cours de validation auprès de l’institut Pasteur notamment. 

Ce n’est pas la seule initiative en la matière/ les masques sont de plus en plus bourrés d’innovations. Une entreprise américaine a mis au point un petit dispositif qui se place sous le masque et qui va diffuser des rayons UV qui vont détruire le virus qui parviendrait à passer - les masques ne sont pas complètement imperméables car pas collés au visage, il y a toujours des interstices.

Autre piste de recherche un masque qui s’illumine quand il détecte la présence du virus. C’est le MIT et Harvard qui travaillent sur le sujet: des mini-capteurs biologiques à base d’ADN permettraient de détecter la présence du coronavirus dans la salive de celui qui porte le masque, auquel cas il devient... fluo ! Cela permettrait d’identifier facilement les malades sans même avoir besoin de faire de test, et de protéger la population. Si vous voyez un masque jaune fluo dans la rue, écartez-vous !

Enfin, des chercheurs ont mis au point des masques... biodégradables

Si ce n’est pas une solution à l’incivilité, au moins, ça a le mérite d’éviter la pollution. Plusieurs projets de designers ou encore de chercheurs de l’université de Brisbane en Australie sont à l'étude. L'idée serait d’utiliser des fibres naturelles, à partir de déchets végétaux comme du résidu de canne à sucre ou même du marc de café par exemple. Résultat: des membranes très fines, presque transparentes, qui seraient aussi efficaces qu’un masque chirurgical et qui se détruisent naturellement dans l’environnement contrairement au plastique. 

Anthony Morel