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Un plan de relance européen en négociations à Bruxelles ce vendredi

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Les discussions s'annoncent tendues à Bruxelles autour du projet de plan de relance européen.

Après le plan de relance en France, place au plan de relance européen. Le sommet européen commence ce vendredi à Bruxelles, pour tenter de trouver un accord sur un plan de relance financé par l'Union Européenne.

La France et l'Allemagne se sont déjà mis d'accord en mai sur un plan de 500 milliards d'euros de subventions, mais il faut désormais convaincre les 25 autres Etats membres. C'est la première fois que les chefs d'Etats et de gouvernements des 27 pays de l'UE vont se retrouver en face à face, depuis le mois de février.

Le plan à 500 milliards refusé par 4 pays

Les pays membres de l'UE vont donc tenter de trouver un accord, et les chantiers sont nombreux: quel montant pour ce plan ? Quel prêt commun pour le financer ? Et comment contrôler sa mise en oeuvre dans chaque pays.

L'objectif principal pour Emmanuel Macron: faire valider, d'ici samedi, par tous les pays membres, un plan de 500 milliards d'euros. Une somme pour l'instant refusée par 4 pays: le Danemark, l'Autriche, la Suède et surtout les Pays-Bas.

Ces Etats, qu'on appelle frugaux, ne souhaitent pas mettre la main à la poche, et considèrent le plan trop généreux envers les pays du Sud comme l'Espagne ou l'Italie, très touchés par le confinement.

Plusieurs pays, dont la France et les Pays-Bas, veulent par ailleurs qu'au moins 30% des plans de relance soient obligatoirement consacrés à la transition écologique. Là aussi, c'est à valider pendant le sommet.

Pour tenter de convaincre, Emmanuel Macron est à Bruxelles depuis jeudi soir

Un budget vital pour la France aussi. Parce que notre plan national de 100 milliards d'euros, sera en grande partie financé par l'UE. Plus du tiers a annoncé Jean Castex jeudi devant les sénateurs.

La France veut donc défendre mordicus une enveloppe européenne la plus élevée possible. Alors pour tenter de convaincre Emmanuel Macron est à Bruxelles depuis jeudi soir, et échange avec plusieurs dirigeants européens. Et pour la première fois depuis 5 mois ces rencontres se font en face à face, un facteur indispensable selon l'Elysée pour avancer dans les négociations et trouver un éventuel accord.

Romain Cluzel (avec J.A.)