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Variole du singe: la Haute autorité de santé recommande de vacciner les cas contacts

Saisie par la Direction générale de la santé, après trois cas de variole du singe en France, la Haute autorité de santé recommande ce mardi de vacciner les cas contacts, chez les adultes et les professionnels de santé exposés.

Vacciner les cas contacts contre la variole du singe. C'est la recommandation de la Haute autorité de santé ce mardi, après trois cas confirmés de "Monkeypox" en France. Elle avait été saisie par la Direction générale de la santé. "La HAS recommande aujourd’hui la mise en œuvre d’une stratégie vaccinale réactive, c’est-à-dire autour d’un cas confirmé: les adultes dont le contact avec une personne infectée est considéré comme à risque, y compris les professionnels de santé exposés sans mesure de protection individuelle", indique-t-elle. "Cette vaccination doit être effectuée uniquement avec le vaccin de troisième génération", ajoute la HAS.

"La HAS considère qu’une stratégie de vaccination réactive paraît pertinente au regard des délais d’incubation de la maladie souvent compris entre 6 et 16 jours mais également que la stratégie vaccinale adoptée dans les autres pays européens et des données précliniques transmises par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) qui, bien que préliminaires et limitées, étayent l’intérêt d’une vaccination rapidement après l’exposition au virus", explique la HAS.

Risque "très faible" dans la population générale

La veille, les autorités de santé américaines avaient annoncé vouloir vacciner les personnes ayant été en contact proche avec des patients atteints de la variole du singe, face aux cinq premiers cas probables ou confirmés. Des contaminations sont apparues dans plusieurs pays, notamment en Europe, sans lien avec des retours d'Afrique, où la maladie s'observait surtout jusqu'ici. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a estimé ce lundi que le risque de contagion de la variole du singe est "très faible" dans la population en général mais "élevé" chez les personnes ayant plusieurs partenaires sexuels.

LP