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Vers une 3e vague? "Le véritable risque d'une montée en puissance de la transmission du virus sera au retour des vacances"

L'infectiologue Benjamin Davido craint une troisième vague pour le début de l'année. Une recrudescence du nombre de contaminés qui sera lié au retour des vacances selon lui.

Depuis quelques jours, le nombre de cas positifs au coronavirus connait un léger rebond. Les effets du confinement se sont fait ressentir dans un premier temps mais, désormais, la crainte d’une 3e vague est présente. "L’évolution de l’épidémie est préoccupante" en France a même expliqué Jérôme Salomon ce vendredi.

Il y a une semaine, Jean-Michel Blanquer appelait à "éviter la perspective d'une troisième vague". Mais aujourd'hui, l'évolution de l'épidémie inquiète, donc. Une hausse de cas qui s’explique sans doute par la réouverture des commerces à la veille des fêtes de fin d’année mais aussi par les conditions météorologiques.

"Plus la température est basse, plus les particules virales restent longtemps en suspension"

Car si le nombre de gens testées est lui aussi reparti à la hausse, la froideur hivernale est un facteur important qui expliquerait cette augmentation. C’est l'analyse de l’infectiologue Benjamin Davido.

"Il y a probablement un risque d’une hausse de la contamination en fonction de la température. Plus elle est basse, plus les particules virales restent longtemps en suspension. On sait aussi que les UV peuvent tuer du virus environnemental. Il y a souvent des conditions météorologiques qui font qu’il y a moins d’ensoleillement qui est moindre et donc moins d’UV présents".

Pour lui, les conséquences pourraient être bien plus grave dès 2021, avec la fin des vacances et le retour des enfants à l’école et des adultes au travail.

"Les endroits où il fait très froid, on passe moins de temps à l’extérieur. On est donc plus confinés à l’intérieur. Le véritable risque au retour des vacances sera de se retrouver à avoir une véritable montée en puissance de la transmission du virus. Car, encore une fois, ce n’est pas le virus qui se déplace sur le territoire, ce sont bien les individus".

Maxime Trouleau