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Séparatisme: que doit-on attendre du discours d'Emmanuel Macron prévu ce vendredi ?

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Emmanuel Macron doit présenter son plan d'action contre les séparatismes, plan qui doit ensuite faire l'objet d'un projet de loi.

Le président de la République est attendu ce vendredi matin aux Mureaux dans les Yvelines, ville pilote en matière de lutte contre les séparatismes. Emmanuel Macron doit y présenter son plan d'action sur le sujet, plan aussi sensible qu'attendu, qui fera ensuite l'objet d'un projet de loi.

Et la mesure la plus sensible sera probablement la réforme de la loi 1905 qui régit depuis plus d'un siècle la relation entre les Eglises et de l'Etat. Objectif, la renforcer pour notamment exiger plus de transparence dans les organigrammes et le financement de certaines associations essentiellement musulmanes précise l'Elyséen qui refuse néanmoins tout amalgame.

Les certificats de virginité interdits

La loi de 1901 sera également réformée pour éviter le mélange entre les activités culturelles et cultuelles observées par les services de l'Etat dans certaines associations spécialisées dans les activités scolaires et périscolaires.

Plus concrètement de nouveaux outils seront donnés aux préfets pour dissoudre les associations dévoyant les valeurs de la République. Les certificats de virginité seront interdits et la neutralité des services publics renforcée, les salles de prières seront par exemple interdites dans certaines entreprises de transports.

Discours difficile

Ce discours s'annonce difficile pour le chef de l'Etat qui devra en 30 minutes, répondre aux critiques de ses oppositions le jugeant laxiste, avancer des propositions concrètes le tout en veillant à ne pas stigmatiser une partie de la population. L'Elysée a déjà commencé à préparer les esprits.

Mais attention si Emmanuel Macron est accusé par certaines voix de son propre camp d'agiter un chiffon rouge à des fins politiques et électorales, "il n'est pas question de faire le moindre amalgame. Les musulmans sont les premières victimes de l'islamisme et nous avons le soutien du recteur de la mosquée de Paris" insiste l'Elysée. 

Jérémy Trottin (avec Guillaume Dussourt)