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"Si l'Etat français demeurait encore sourd...": le FLNC menace de reprendre la lutte en Corse

Le mouvement indépendantiste clandestin qui avait officiellement déposé les armes en 2014 menace de reprendre du service après deux semaines de tensions en réponse à l'agression d'Yvan Colonna en prison.

La tension ne baisse pas en Corse malgré l'arrivée sur l'île de Beauté ce mercredi du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Ce dernier a assuré que le gouvernement était prêt à discuter "jusqu'à l'autonomie" de la Corse.

Mais le FLNC, le Front de libération national de la Corse a menacé mercredi, dans un communiqué envoyé au quotidien local Corse-Matin, de reprendre la lutte, devant le "déni méprisant" de l'Etat face aux aspirations du peuple corse, expliquant que "chez nous la révolte provoque l'insurrection".

"Si l'Etat français demeurait encore sourd, alors (...) rapidement les combats de la rue d'aujourd'hui seront ceux du maquis de la nuit de demain", avertit le communiqué du mouvement indépendantiste clandestin qui avait officiellement déposé les armes en 2014, au terme de quatre décennies de lutte armée marquées par plus de 4.500 attentats revendiqués.

Darmanin: "Les discussions seront forcément longues, forcément difficiles"

Les discussions sur l'autonomie ouvrent pourtant une discussion entre élus Corses et Paris: "Ce sont des mots importants, qui ouvrent une perspective, mais des mots auxquels il convient maintenant de donner des prolongements et des concrétisations", a réagi auprès de l'AFP le président autonomiste du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni.

Calendrier, forme de cette autonomie: "Les discussions seront forcément longues, forcément difficiles", a concédé Gérald Darmanin face à apolline de Malherbe mercredi matin, assurant que "l'avenir (des Corses) est pleinement dans la République française".

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La rédaction avec AFP