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"Squatteur au chaud, propriétaire à la rue": le combat de Mégane pour récupérer sa maison

Mégane est propriétaire d'une maison dans la Somme, qu'elle souhaite occuper après le décès de sa mère. Elle a médiatisé sa situation alors qu'un squatteur refuse de payer son loyer depuis 15 mois.

Mégane Lombard est propriétaire d'une maison à Fressenneville (Somme). Et elle vit un calvaire. Cette maison, qu'elle souhaite habiter car elle n'a plus de logement, est squattée par un locataire qui ne paie plus depuis des mois, comme l'a révélé BFMTV. "Cela fait 15 mois, avec une dette totale de 11.500 euros", souffle-t-elle au micro de RMC ce vendredi matin.

"Je n'ai plus de logement, ma mère est décédée. Je me bats, j'ai suivi toutes les étapes judiciaires et la semaine dernière on m'a refusé l'expulsion en raison de la trêve hivernale", regrette-t-elle, alors qu'un avis d'expulsion a été prononcé en juin 2022.

"Je passe mes journées devant la maison avec des pancartes"

Elle a décidé de médiatiser son combat et de s'afficher avec banderoles et pancartes pour alerter l'opinion locale et nationale sur son affaire, "pour faire bouger les choses", indique-t-elle.

"J'ai d'abord posté sur les réseaux sociaux ma situation. Puis maintenant je passe mes journées devant la maison avec des pancartes. Il y a marqué: "Squatteur au chaud, propriétaire à la rue", car c'est exactement la situation", lance-t-elle.

Un homme seul, qui travaille, vit actuellement dans ce logement sans payer, et ne semble pas vouloir quitter les lieux de lui-même. "Mercredi, il s'est énervé, il est sorti avec un couteau pour arracher nos pancartes qui sont accrochées sur le logement", raconte Mégane.

"Le maire ne veut pas se mouiller"

Mégane aimerait que la situation se débloque au plus vite, mais les autorités locales ne semblent pas enclines à accélérer la procédure.

"Le maire de la commune, je n'ai même pas eu un coup de téléphone, il ne s'exprime pas. Il a dit dans les médias qu'il avait de la compassion avec les deux camps. Je pense qu'il ne veut pas se mouiller. J'ai des contacts avec d'autres maires du secteur et avec des députés qui essayent de faire bouger les choses", conclut-elle.

J.A.