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Tourisme de masse: ces villes qui limitent les dégâts

Nuisances sonores, pollution, loyers à la hausse, sites naturels ravagés et habitants exacerbés... le tourisme de masse fait beaucoup de ravages. A tel point que certaines villes imposent désormais quelques restrictions.

Le tourisme de masse a augmenté avec l'explosion des compagnies low-cost: de 0,7 milliard de voyages en 1980 à 4 milliards de passagers en 2017. En 2050, ils devraient être 16 milliards. Et ce tourisme de masse ne va pas sans dégâts: nuisances sonores, pollution, loyers à la hausse, sites naturels ravagés et habitants exaspérés. Certains pays prennent donc les devants.

Si vous avez la chance un jour de visiter le Machu Picchu, il faudra acheter votre ticket avant de vous y rendre. Seules 2.500 places sont disponibles par jour, pour limiter la fréquentation annuelle du site au million de visiteurs.

Même logique des quotas au Chili, sur l'Ile de Pâques, où seuls les détenteurs d'un pass délivrés par les autorités locales peuvent approcher les statues Moaï. Et à Amsterdam, impossible de louer un hébergement touristique plus d'un mois. Au nom de la lutte contre la transformation de la ville en un parc d'attraction, les initiatives fusent à travers la planète, pour lutter contre le tourisme de masse, alors que les flux de voyageurs ne cessent d'augmenter.

"Les classes moyennes des pays non-occidentaux ont aussi accès au tourisme"

"On va accueillir de plus en plus de touristes parce qu'à partir des années 1980-90, en même temps qu'il y a le phénomène d'émergence économique, il y a un phénomène d'accès au tourisme des sociétés non-occidentales: les Indiens, les Chinois, les Brésiliens. Jusque-là seuls les plus privilégiés avaient accès au tourisme, maintenant ce sont les classes moyennes qui augmentent dans ces pays-là, donc ça crée des tensions dans les zones les plus désirées", analyse Philippe Violier, directeur de la section tourisme et culture à l'université d'Angers.

Pas d'inquiétude outre-mesure pour le spécialiste qui estime qu'il faudrait mieux contrôler les pics de fréquentation.

P.B.