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Toussaint: "C’est une tradition qui se perd d’aller se recueillir en famille l’après-midi de la Toussaint"

En France, fleurir les tombes le jour de la Toussaint se fait de moins en moins. Les dépenses pour des chrysanthèmes ont considérablement baissé.

C’est aujourd’hui la Toussaint, le jour où l’on va fleurir les tombes de ces proches décédés. Mais cette tradition se pratique de moins en moins. Depuis plusieurs années, la vente de chrysanthèmes diminue. En 2016, les Français ont dépensé 128 millions d’euros pour les fleurs de la Toussaint, soit 23% de moins que l’année précédente. 

À Nantes, Benoit le reconnait, fleurir les tombes le jour de la Toussaint c’est une tradition qu’il a perdu: "Ma mère le fait encore mais pas moi. Je pense que c’est un réflexe qu’on a plus, on ne va plus dans les cimetières. On fait une vraie séparation entre la vie et la mort et c’est trop compliqué pour certaines personnes de se recueillir".

"Il y a de plus en plus de crémations"

Katarina n’ira pas non plus se recueillir elle a déménagé loin de sa région d’origine et depuis que la famille est dispersée, plus personne ne va fleurir les tombes: "Mes parents ne le font plus et mes grands-parents non plus. C’est vrai qu’on est loin de la famille donc sa se perd un peu".

La boutique de Sylvie est située juste en face d'un cimetière de Nantes. Pourtant cette année, les chrysanthèmes partent au compte-goutte. La fleuriste n’a pas vendu la moitié de son stock.

"Je commandais 1.500 pots il y a 7 ans. Cette année j'en ai commandé 500. Il y a de plus en plus de crémations donc moins de pots à déposer. Les jeunes ne vont pas sur les concessions ils estiment qu’ils n’ont pas besoin de ça. C’est une tradition qui se perd d’aller tous ensemble en famille l’après-midi de la Toussaint se recueillir", assure-t-elle.
Anaïs Denet (avec G.D.)