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+10% en un an: comment expliquer le boom du marché des deux-roues?

LECHYPRE D'AFFAIRES - Alors que les ventes de voitures s’effondrent, les ventes de scooters et motos décollent.

Les deux-roues ont la cote. 792.819 motos et scooters ont été vendus entre janvier et septembre dans les cinq principaux marchés européens, soit 10,6% de plus qu'à la même période en 2020. Le contraste est spectaculaire avec les ventes de voitures qui, sur la même période, sont en chute de 25% environ.

Le marché italien a notamment rebondi de 27,9% sur un an, le marché britannique de 13,5%, le français de 8,7% et l'espagnol de 8,5%, tandis que les ventes ont légèrement reculé en Allemagne (-4,9%).

Et les chiffres auraient été encore plus spectaculaires si la pénurie de microporcesseurs ne retardait pas la production et les livraisons.

Comment expliquer ce bond des ventes?

Il y a un effet Covid incontestablement: les Français veulent éviter de prendre les transports en commun, perçus comme "à risque". Selon les professionnels, il y a bien eu un effet COVID-19 sur les ventes comme ça a pu être remarqué sur les ventes de vélos.

Il y a aussi un ras-le-bol des politiques anti-voitures dans les villes, synonymes de bouchons interminables et de coûts de stationnement exorbitants. En Île-de-France par exemple, où les temps des trajets moyens sont de l’ordre de 90 minutes par jour, le gain potentiel peut être estimé à une quarantaine de minutes, dans des plages horaires où la circulation est la plus dense.

Et puis il y a aussi le souci de faire des économies: sur presque tous les postes de dépenses (sauf l’assurance), achat du véhicule, garage/stationnement, entretien, carburant, le deux roues coûte moins cher.

Et le vélo?

Le vélo c’est bien, mais dès qu'il y a plus de 8 km à parcourir, c’est clairement moins rapide, plus salissant, plus fatiguant, moins pratique que la moto ou le scooter. Le vélo électrique restant un bon compromis.

Emmanuel Lechypre (édité par J.A.)