RMC

Accueillir le Tour de France, c'est une fierté et une excellente promotion

Le coureur français Sylvain Chavanel était arrivé en tête à la Station des Rousses, lors de la 7e étape du Tour de France, en 2010.

Le coureur français Sylvain Chavanel était arrivé en tête à la Station des Rousses, lors de la 7e étape du Tour de France, en 2010. - AFP

C'est le rêve de nombreux maires: accueillir une étape du Tour de France. Un rêve qui a un prix (au moins 110.000 euros), mais qui n'a pas d'équivalent en terme d'engouement et de retombées économiques, comme l'explique pour RMC.fr Bernard Mamet, président de la communauté de commune de la Station des Rousses, arrivée de la 8e étape, ce samedi.

Bernard Mamet est le président de la communauté de commune de la Station des Rousses, ville d'arrivée de la 8e étape du Tour de France. Après 2010, c'est la deuxième fois que la station accueille une arrivée du Tour de France.

"La première fois, en 2010 nous étions demandeur, là c'est le département qui s'est porté candidat pour avoir une étape 'made in Jura', avec le départ à Dôle et l'arrivée aux Rousses. Cela a été un travail d'équipe. L'étape de 2010 avait laissé un bon souvenir. Cela avait été une belle étape avec une victoire française de Sylvain Chavanel. Et l'année dernière, Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France, avait été très sensible à l'engouement des populations jurassiennes le long du parcours, après un départ d'étape à Moirans-en-Montagne.

"30% de réservations en plus"

Accueillir le Tour, c'est une fierté, et c'est une très belle promotion pour un département rural comme le nôtre. C'est l'opportunité d'accueillir un des trois grands évènements emblématiques avec les Jeux Olympiques et la Coupe du monde de football. Voir cet engouement, cette liesse populaire, ce côté festif et convivial… Même les villages les plus petits se mobilisent pour fêter cet évènement, pour marquer le passage des coureurs, se décorer. Tout cela crée une dynamique réjouissante qui participe à la notoriété du Jura.

Et quelle promotion pour la station que ces superbes images du Tour de France. Nous sommes une station touristique. Pour nous, accueillir un événement de cette portée a des retombées à moyen et long terme sur la notoriété, la fréquentation de la station, la médiatisation... On l'avait mesuré il y a 7 ans, l'impact est certain. Les retombées économiques pour les locations pour l'hiver suivant avaient été très nettes. On avait eu au moins 30% de réservations en plus. Quand on demandait aux gens pourquoi ils avaient choisi la station, ils disaient clairement que c'était grâce au Tour. Le nom est cité plusieurs fois, donc ça incite ceux qui sont en quête de lieux où passer leurs vacances à venir.

"Ça nous coûte 130.000 euros"

Accueillir le Tour de France, ça nous coûte 130.000 euros. Il y a le droit d'entrée qui s'élève à 110.000 euros, auxquels s'ajoutent environ 20.000 euros de préparatifs pour respecter le cahier des charges d'ASO (Amaury Sport Organisation), qui est très précis: longueur de barrières, métrage, caravanes… Et puis il y a des traditions: la ville étape offre un pot aux 350 journalistes qui suivent l'épreuve. Ça fait partie des bons usages. On a des invités, on les reçoit. C'est beaucoup de travail - notamment pour la sécurité qui sera plus importante qu'en 2010 -, qu'on a enclenché sitôt le parcours dévoilé, en octobre.

Bien sûr, on espère tous que Alexis Vuillermoz, le local de l'étape, fasse un coup samedi. Il y a 7 ans, la victoire de Chavanel avait déclenché un très beau mouvement ici, on était ravi de cette victoire. Le parcours est en tout cas suffisamment sélectif pour avoir des petites cassures et une arrivée en solitaire."

Propos recueillis par Philippe Gril