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Benjamin Smith à la tête d'Air France: de nombreux dossiers brûlants attendent le nouveau PDG

Près de trois mois après la démission de Jean-Marc Janaillac du poste de PDG d'Air France, le groupe aérien français a nommé à sa tête Benjamin Smith, actuel numéro 2 d'Air Canada.

Une nomination qui va provoquer des turbulences. Benjamin Smith, numéro 2 d'Air Canada, a été nommé jeudi directeur général d'Air France-KLM, un choix 0qualifié par le gouvernement de "chance" pour le groupe aérien en pleine crise, mais accueilli avec méfiance par des syndicats. Et pour cause: de nombreux dossiers sont à traiter en urgence. 

Première mission: rétablir le dialogue social au sein de la compagnie et reprendre les négociations autour des salaires. C'est très attendu par l'intersyndicale qui demande depuis plusieurs mois déjà des augmentations de salaire de 6%, alors que les salaires sont gelés depuis 2011. Les négociations avaient avorté avec le départ de l'ancien PDG, il y a 3 mois.

Benjamin Smith devra régler cette question au plus vite car d'ores et déjà 15 jours de grèves planent sur le mois de septembre.

Le nouveau directeur devra aussi redresser la maison Air France. Ces dernières années, la compagnie a totalement décroché du peloton de tête des grandes compagnies aériennes, arrivée très tard et très timidement sur le low cost avec Transavia.

Elle souffre également de la concurrence avec les compagnies du Golfe qui proposent des services de meilleure qualité pour les classes affaires. Sur le long-courrier aussi, Air France-KLM est menacé avec le lancement de compagnies comme Norwegian ou Level, qui cassent les prix sur les vols transatlantiques.

Autant de défis que devra relever le nouveau patron de la compagnie franco-néerlandaise, dont le salaire a été triplé par rapport à son prédécesseur, pour atteindre les 3,3 millions d'euros par an.

Romain Poisot & XA