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Carburant: "Dernière chance aujourd’hui" pour Total avant des mesures, prévient Clément Beaune

Invité d'"Apolline Matin" ce mardi sur RMC et RMC Story, Clément Beaune, ministre des Transports, a affirmé que des mesures allaient être prises par le gouvernement si la situation dans les raffineries n'évoluait pas dans les prochaines heures.

Le blocage de plusieurs raffineries françaises a été reconduit, ce mardi. La bataille des salaires entre les salariés de chez Total et la direction continue, alors que les Français n'arrivent plus à trouver de carburant. Le gouvernement menace de procéder à des réquisitions.

"On a donné une dernière chance au dialogue aujourd’hui chez Total. Si dans les heures qui viennent, on n’arrive pas à voir des évolutions qui permettent de rétablir une situation normale, on prendra les mesures qui s’imposent", a annoncé Clément Beaune, le ministre des Transports, invité d'"Apolline Matin" ce mardi sur RMC et RMC Story.

"Toutes les options sont sur la table"

"Il n’y a pas de tabou, toutes les options sont sur la table. L’idée, c’est de débloquer la situation. Le dialogue social chez Esso a amélioré une partie de la situation, il devrait porter ses fruits dans les jours et les heures qui viennent. On ne va pas laisser la France sans carburant et la situation s’enliser. Il y a un problème grave mais localisé chez Total. On ne va pas laisser pourrir la situation ", a affirmé le ministre.

"On n'est pas en train de gérer la pénurie, on essaye de mettre fin à cette difficulté, le plus rapidement possible. L’idée n’est pas d’avoir une, deux ou trois semaines où on dit aux gens que 'c’est comme ça'", a-t-il ajouté.

Si au début les Hauts-de-France et l'Île-de-France étaient les deux régions particulièrement touchées, aujourd'hui, tout le pays est concerné. Un tiers des stations se trouve en difficulté.

"Un désaccord salarial ne justifie pas de bloquer le pays"

"La situation s’est aggravée au cours du week-end. Je regrette si ça a été mal compris, ou mal dit. Quand on dit qu’il n’y a pas de pénurie, ça veut dire qu’il n’y a pas de problème d’approvisionnement dans notre pays", a souligné Clément Beaune.

Pour autant, il rappelle que même si le blocage était levé aujourd'hui, il faudrait plusieurs jours pour que la situation revienne à la normale.

Une réunion d'urgence avec Agnès Pannier-Runacher, Clément Beaune, Olivier Véran et Gérald Darmanin autour d'Élisabeth Borne a eu lieu, lundi soir, à Matignon. Le gouvernement a donc accentué la pression sur les syndicats et les directions des raffineries bloquées pour qu'ils négocient. Pour le moment, aucun n'accord n'a été trouvé. "Un désaccord salarial ne justifie pas de bloquer le pays. Refuser de discuter, c'est faire des Français les victimes d'une absence de dialogue", commente l'entourage d'Élisabeth Borne.

AB