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Carburants: la grève reconduite jusqu'à mardi, le mouvement étendu à certaines stations-service

Dans une station-service à Paris le 9 octobre 2022

Dans une station-service à Paris le 9 octobre 2022 - JULIEN DE ROSA © 2019 AFP

La grève se poursuit, au moins, jusqu'à mardi dans plusieurs raffineries, annonce la CGT, ce lundi. Elle s'étend également à une quinzaine de stations-service autoroutières du réseau Argedis, une filiale de TotalEnergies.

Le mouvement de grève pour l'augmentation des salaires chez TotalEnergies a été reconduit lundi jusqu'à, au moins, mardi.

Il a été reconduit à la raffinerie de Normandie, près du Havre, dans le dépôt de carburants de Flandres, près de Dunkerque et à la "bio-raffinerie" de La Mède (Bouches-du-Rhône), a indiqué à l'AFP Thierry Defresne, secrétaire CGT du comité européen TotalEnergies.

À la raffinerie de Normandie, environ 80 personnes ont voté à main levée la poursuite du mouvement.

"Il n'y a pas de proposition concrète"

Il a aussi été reconduit dans les deux raffineries françaises du groupe Esso-ExxonMobil, une réunion avec la direction s'étant révélée "non-concluante", a indiqué sans plus de précisions Christophe Aubert, délégué syndical central CGT.

"Le mouvement se poursuit malgré le communiqué de la direction. Pour le moment, elle se contente d'avancer la réunion sur les négociations annuelles obligatoires de 2023, mais il n'y a pas de proposition concrète. On nous propose d'accepter un chèque en blanc, ce n'est pas acceptable", a déclaré Alexis Antonioli, secrétaire général du syndicat CGT de la Plate-forme Total Normandie.

15 stations-service fermées mardi

D'après Thierry Defresne, une quinzaine de stations-service du réseau Argedis, une filiale de TotalEnergies, "seront fermées" mardi. Les stations de Paisy (A6, Rhône), Montluel (Ain), Ceignes (autoroute A40, Ain), Lançon-Provence (A7, Bouches-du-Rhône), seront notamment touchées, ainsi que d'autres en région parisienne, près de Rouen et dans la région de Strasbourg.

"Ce sont des salariés maltraités et mal payés. C'est un marqueur fort de la mobilisation. Même ces salariés, isolés dans leur stations-service, s'emparent du mouvement", a ajouté Alexis Antonioli.

AB avec AFP