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Homme au couteau tué dans le Val-d'Oise: deux agents de la sûreté ferroviaire toujours en garde à vue

Cinq agents de la SUGE, la brigade de la sûreté ferroviaire de la SNCF, ont été placés en garde à vue après cette intervention rarissime.

Deux agents de la sûreté ferroviaire étaient toujours entendus par la police judiciaire jeudi, au lendemain de leur intervention près de la gare d'Ermont-Eaubonne (Val-d'Oise) où ils ont tué un homme menaçant armé d'un couteau.

Cinq agents de la SUGE, la brigade de la sûreté ferroviaire de la SNCF, ont été placés en garde à vue après cette intervention rarissime, une procédure toutefois classique pour les besoins de l'enquête. Trois d'entre eux ont été laissés libres jeudi, tandis que deux autres étaient toujours entendus jeudi en début de soirée par les enquêteurs, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

Une autopsie doit être pratiquée vendredi sur le corps de cet homme de nationalité haïtienne de 36 ans, de "type marginal" et dont le casier judiciaire comporte une quinzaine de mentions notamment pour violences. Il s'agira notamment de faire des analyses toxicologiques.

Mercredi vers 15h45, l'individu a d'abord brandi une arme blanche envers des voyageurs qui attendaient leur train sur le quai de la gare d'Ermont-Eaubonne, en région parisienne. 

Il a été poursuivi par les agents à l'extérieur de la gare, selon une source policière. Il a ensuite croisé un groupe de 11 enfants de primaire et deux accompagnateurs, à proximité d'un centre de loisirs. Le trentenaire s'est montré "extrêmement menaçant" envers le groupe, ce qui a poussé les agents à intervenir, selon la SNCF.

"Il a touché des enfants" mais pas avec son couteau, ne faisant aucun blessé, a indiqué une source proche de l'enquête. "Il a dit 'tuez-moi ou je vais en tuer un'. On est passé à deux, trois secondes de la catastrophe". Les enquêteurs vont également exploiter des images de vidéosurveillance.

Mercredi soir, une vidéo amateur diffusée sur les réseaux sociaux montrait l'homme véhément proche des enfants, avant d'être abattu. Visé par cinq tirs et atteint par quatre, il est décédé peu après les faits. 

Dans des communiqués distincts, les syndicats FO et UNSA Ferroviaire ont apporté leur "soutien plein et entier" aux agents impliqués, saluant leur "professionnalisme".

La rédaction de RMC avec AFP