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"Je n’ose pas imaginer ce que ça va être": les salariés parisiens inquiets avant la grève du 5 décembre

La journée du 5 décembre s'annonce très compliquée dans les transports notamment à Paris. Certaines entreprises prennent déjà des dispositions pour permettre à leurs salariés de travailler depuis chez eux.

Le 5 décembre s'annonce déjà très compliqué dans les transports. La CGT Cheminot, Sud-Rail et l'UNSA Ferroviaire ont annoncé une grève reconductible. Les syndicats représentatifs de la RATP appellent également à un mouvement illimité, à Paris. Jeudi dernier, la CFDT Cheminots, plusieurs syndicats d'EDF, la CFE-CGC ont également déposé un préavis de grève

Cette journée sera donc forcément une galère dans les transports. Notamment pour les salariés qui devront aller travailler. Certaines entreprises dans la capitale tentent donc de trouver des solutions pour pouvoir permettre à leurs salariés de travailler sans problème. 

Le 5 décembre est en tout cas déjà un sujet de conversation de plus en plus récurrent autour de la machine à café. Dans cette entreprise du sud de Paris, une quarantaine des 112 salariés prennent les transports pour venir travailler. "Je prends le RER E dans un premier temps et ensuite le RER B". Pour Grégory, c'est une vraie galère qui s'annonce. "Je mets 1H30 en temps normal. Là, je n’ose pas imaginer ce que ça va être", indique-t-il. 

Favoriser le télétravail

Heureusement, la direction a décidé de généraliser le télétravail pour ceux qui viennent en transport. Un soulagement pour Kevin, son voisin de bureau.
"Ça enlève des interrogations qu’on avait. Le fait de le savoir en amont, on sait qu’on sera tranquille le 5 décembre. Sinon, c’étaient les bouchons", affirme-t-il. 

Et si la grève venait à durer, le télétravail devrait pouvoir être prolongé.

"Tous les outils sont mis en place pour travailler de manière sereine à domicile. Cela permet de travailler de chez soi, de ne pas avoir le stress des transports, d’assurer le confort des salariés et aussi la continuité de service auprès des partenaires et des clients", détaille Chloé Chazot, la responsable des relations publiques.

Mais ailleurs, ce type de mesure est parfois plus compliqué à mettre en place. Alors l'ANDRH, l'association nationale des Directeurs des ressources humaines, va accompagner ses adhérents pour accompagner ses adhérents.

"Jusque-là, on a eu des grèves perlées, ce qui nous permettait de mettre en place des mesures temporaires. Là il veut mieux prévoir le pire donc il faut que l’on s’adapte. Et puis on prévoit un oui binaire, ça veut dire qu’on est disponible à distance avec l’ensemble de nos membres pour répondre aux questions que les autres se posent", explique Laurence Breton Kueny, la vice-présidente.

Parmi les autres qu'elle préconise, l'aménagement du temps de travail ou des compensations financières pour ceux qui changent de moyens de transports.

Martin Bourdin avec Guillaume Descours