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Le stationnement payant des deux-roues motorisés à Paris repoussé à septembre 2022

Depuis ce matin, les deux roues n’ont plus le droit de remonter les files de circulation.

Depuis ce matin, les deux roues n’ont plus le droit de remonter les files de circulation. - AFP

Des "contraintes techniques" empêchent de mettre en place le dispositif, selon la mairie de Paris.

Les propriétaires de deux-roues motorisées n'auront pas à payer le stationnement à Paris avant septembre 2022, a annoncé jeudi la Ville.

Des "contraintes techniques" empêchent de mettre en place le stationnement payant des "2RM" à Paris dès janvier, comme cela avait été voté en juillet par le Conseil de Paris, a déclaré David Belliard, adjoint écologiste à la maire Anne Hidalgo (PS) chargé notamment des mobilités. "L'Etat a fait barrage", a-t-il affirmé, en regrettant une "forme d'impunité" à l'égard des "2RM", après "l'exemption de contrôle technique" notamment.

La Ville avait sollicité les services de l'État et conclu une convention avec l'interface France Connect permettant de s'authentifier sur les sites gouvernementaux, afin notamment de "faciliter" les démarches des propriétaires de deux-roues souhaitant faire une demande de carte de résident. 

Samedi dernier, environ 500 "motards en colère", selon les chiffres de la préfecture de police, ont manifesté contre le stationnement payant dans les rues de la capitale.

La mairie assure que la mise au point technique du dispositif sera finalisée en juillet, ce qui justifie la mise en place du stationnement payant à partir de septembre.

Nouveau dispositif de vidéo-verbalisation

Par ailleurs, Paris entend "réguler" de plus en plus l'espace public en renforçant ses effectifs de policiers municipaux et en doublant son dispositif de vidéo-verbalisation, a annoncé jeudi Nicolas Nordman, adjoint à la maire Anne Hidalgo (PS) chargé de la sécurité. Les capacités de vidéo-verbalisation dans la capitale seront doublées, passant de 10 à 20 opérateurs en "début d'année". 

Ce dispositif, jugé "extrêmement efficace" par la mairie, doit être "très considérablement renforcé", car il permet aux opérateurs de dresser des procès verbaux directement, via les caméras de surveillance.

Plus de 112.000 PV ont été dressés en octobre, dont près de la moitié pour des infractions aux règles de stationnement.

La rédaction de RMC (avec AFP)